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N°110  Semaine du 13 au 19 juillet 2009

 

ILS POLLUENT, NOUS PAYONS

ILS, ce sont les capitalistes qui dans la recherche du profit n’ont aucun souci de la pollution qu’engendre leur système de production.

Fabrication des éléments d’un produit dans des lieux éloignés, transportés par camions, horaires décalés, éloignement des habitations par rapport au travail, absence de transport en commun pour des raisons de profit,  rien  n’est fait pour réduire les conséquences de l’activité humaine et en même temps améliorer la qualité de vie des hommes.

 

Au contraire la campagne sur les dangers du réchauffement de la planète offre au capitalisme une nouvelle source de profit. Une campagne aussi qui déplace la responsabilité de cette situation vers l’ensemble de la population culpabilisée par ce qui serait  son indifférence et ses gaspillages.

 

Après avoir été « moralisé » par Sarkozy et ses semblables, le capitalisme se repeint en vert pour continuer encore et toujours à accroître ses profits et à polluer.

 

Une nouvelle taxe, la taxe carbone.

Sous la présidence de Michel Rocard – le créateur de la GSG- une commission composée de « spécialistes de l’écologie », d’élus, de patrons, de syndicalistes vient de faire un certain nombre de propositions pour combattre la pollution.

 

Il s’agit de créer une taxe sur les émissions de gaz carbonique issues des combustibles fossiles, en premier le pétrole et ses dérivés, taxe qui ira en augmentant d’ici à 2020 passant de 32  à 100 euros la tonne.

 

Première conséquence : en janvier prochain une hausse supplémentaire des taxes sur l’essence de 7,7 centimes et de 8,5 pour le gazole par litre.

Le consommateur sera ainsi sanctionné deux fois. Une première lorsqu’il se servira de sa voiture, de son chauffage, une deuxième lorsqu’il achètera un produit, le patronat répercutant la hausse dans son prix de vente.

 

 Le patronat est gagnant.

Le ministère des finances se réjouit de cette proposition. Il y voit une formidable opportunité pour financer la suppression des prélèvements les plus nocifs en premier la taxe professionnelle payée par les patrons.

Un cadeau de plus de 6 milliards d’euros qu’ils vont toucher à partir de l’an prochain.

 

 Ils polluent et nous payons.

Qu’ils soient de droite, de « gauche » ou écologistes ils sont avant tout des serviteurs du capital.

Le combat pour l’écologie ne peut pas faire l’économie de la lutte contre le capital, premier responsable du réchauffement de la planète.  

   

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