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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°111 Semaine du
20 au 26 juillet 2009 DEVOIR
DE VACANCES Au cours d’une de ses
rencontres avec « les partenaires sociaux » N. Sarkozy leur avait
demandé de lui faire des propositions sur la répartition de la valeur
ajoutée, cela avant le 15 juillet. Copie rendue dans les délais. Qu’en
ressort-il ? Les syndicats. Première constatation : les
organisations syndicales n’ont pu se mettre d’accord sur un texte commun.
Chacun y va de son côté offrant au patronat et à son pouvoir la possibilité
de manœuvrer à sa guise. Deuxième constatation : alors que
l’origine de la crise vient de l’écrasement des salaires et des prestations
sociales depuis des années et que sa sortie ne peut se concevoir que par une
augmentation massive des salaires au détriment du capital aucune des
organisations syndicales n’aborde avec force cette question essentielle, au
coeur des préoccupations des salariés. Seules la CGT et FO en parlent
timidement et simplement pour demander l’ouverture de négociations sur la
question. Les autres propositions
allant d’une fiscalité plus progressive à la lutte contre les écarts
excessifs des rémunérations qui ne valent pas la peine de s’y arrêter tant
elles sont loin de correspondre aux besoins. Avec de telles propositions,
le patronat n’a pas de craintes à avoir. Le patronat. Il avance ses
propositions sans complexe. Première proposition : sans surprise
pas d’augmentation des salaires d’après lui la part des salaires dans la
valeur ajoutée n’a pas diminué, il propose la fusion de l’intéressement et de
la participation. Pour une raison idéologique. Il explique que les
mécanismes d’épargne salariales sont les mieux à même de répondre à
l’exigence d’association des salariés aux performances de l’entreprise. Inutile d’ajouter que seul le patronat
sera juge de la performance. Deuxième proposition : faire de
l’épargne salariale la base du développement de la retraite par
capitalisation. Un double objectif. Porter un nouveau coup à la retraite par
répartition avant de la faire disparaître à terme, donner au patronat la main
mise sur cette épargne forcée pour ses propres besoins. Les partis politiques
ont avancé eux aussi des propositions. L’UMP : sans surprise
elle se contente de reprendre les thèmes archi usés et répétés à longueur de
discours. Jugez- en : -
suppression des bonus d’arrivée et des retraites chapeaux, -
répartition différente des surprofits générés par la hausse des
matières premières -
enfin un coup terrible,
limiter le nombre des mandats dans les conseils d’administrations. Pas de quoi donner des
cauchemars aux capitalistes. Le Parti Socialiste n’a pas fait de
propositions. Par contre un groupe de réflexion proche de D. Strauss- Kahn
composé d’économistes, du secrétaire national de la CFDT, a planché sur la
question. Ils considèrent que la répartition entre
les salaires et le capital n’a pas évolué en faveur de celui-ci et donc
qu’une augmentation des salaires n’a pas de raison. Ils proposent simplement
de limiter les hauts salaires et de se servir de la fiscalité comme
instrument de « justice fiscale ». Là encore pas de quoi
donner des cauchemars aux capitalistes. En conclusion de ces
devoirs de vacances. Rien à attendre de ces
parlottes pour faire reculer la crise. La seule
solution : des revendications claires pour l’augmentation des salaires et pour la création
d’emplois… et l’organisation des luttes tous ensemble pour les faire aboutir.
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