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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°111 Semaine du
20 au 26 juillet 2009 AGIR
POUR L’EMPLOI On le constate tous les
jours, la crise du capitalisme est un excellent prétexte pour
« restructurer » les entreprises. Une opportunité en or pour les
patrons qui entraîne 2000 à 2500 suppressions d’emplois par jour dans
notre pays. Et selon un économiste qui s’exprime dans les médias 4 à 6%
de ces emplois sont définitivement perdus, délocalisés vers les pays à bas
coup de main d’œuvre avec la complicité du pouvoir. Les dramatiques conséquences sociales qui en découlent
sont donc pour beaucoup de salariés irréversibles. Depuis quelques jours, on
assiste à une recrudescence d’actions déterminées, avec les menaces de
salariés victimes de la fermeture de leur entreprise, qui décident avec leur
syndicat d’aller au bout. Ces formes d’action sont radicales et apparaissent
désespérées. Elles n’ont qu’un objectif, une revendication, obtenir de
meilleures conditions financières de licenciement. Alors que l’on devrait
lutter pour mieux vendre sa force de travail et obtenir la garantie de
l’emploi, ces salariés sont acculés et n’ont pas d’autre perspective que de
se battre pour obtenir une prime de licenciement plus élevée. Mais ils ont
bien conscience de la situation dans laquelle ils se trouvent, conscience
qu’avec ces 30000 euros ou plus, c’est la perte de leur emploi et rien
d’autre au bout dans un pays qui compte près de 5 millions de chômeurs. 30 000 euros n’assure qu’un
avenir très immédiat, en tout cas pas un avenir à long terme et encore moins
un avenir pour les enfants. Mais, ont-ils d’autres
choix ? Ils se battent avec les seules armes qu’il leur reste, victimes
d’un système politique et économique qui n’a aucun état d’âme dans sa course
au profit. Et dans ce contexte
l’absence de solidarité, de soutien et le silence des confédérations
syndicales en dit long sur les responsabilités de ces dernières. Car c’est
leur refus de s’attaquer au système capitaliste, leurs recherches
consensuelles de « solutions », les « négociations » sur
les revendications du MEDEF et le refus de l’organisation de l’action de
masse déterminée, qui conduit à cette impasse dans laquelle se retrouvent des
milliers de salariés. Pour les salaires et
l’emploi en France. « Communistes »
apporte son total soutien à ces travailleurs en lutte. A leurs côtés,
d’autres se sont battus et ont gagné. Victoire chez FAURECIA dans le
Pas-de-Calais, chez AUGE DECOUPAGE à Besançon où ils ont obtenu le retrait du
« plan social » qui licenciait 40 des 200 salariés, à la SBFM (voir article sur notre site) et bien d’autres sur
lesquels les médias font silence. Une nouvelle fois la
preuve est faite que seule l’organisation de lutte de masse, déterminée et
sur des bases de classe changera le cours de l’histoire sociale. Les
confédérations syndicales sont face à leurs responsabilités !
http://www.sitecommunistes.org |