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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°113 Semaine du
10 au 16 août 2009 LES
PROFITS DES BANQUES A l’issue du G20 qui
s’est tenu en pleine crise, il y a quelques mois les représentants politiques
du capitalisme nous avaient abreuvés sans rire de déclarations, de formules,
en prétendant mettre de l’ordre et de la moralité dans le système
capitaliste, système basé sur l’exploitation des peuples et des salariés. Ainsi les banques
étaient menacées de représailles si elles ne faisaient pas preuve de plus de
vertu et de moralité et pour les punir de leurs fautes passées les mêmes
dirigeants politiques des pays les plus riches octroyaient à ces banques des
milliards d’euros, de dollars, de yens etc…. La « punition » était
sévèrement conditionnée à cette fameuse moralisation. Quelques mois plus
tard, et sans faire un bilan, on voit que ce sont les salariés qui seuls
payent la note à coup de bas salaires, de chômage, de fermetures
d’entreprises, voire de disparition de branches d’activités. Quant aux banques, en quelques mois non seulement elles
s’en sont sorties, mais elles réalisent des profits qui n’auront pas
grand-chose à envier aux profits d’avant la crise. Alors pour mettre de
l’ordre et rappeler les banquiers à la raison le gouvernement français a
vivement réagi… et c’est le directeur adjoint du Premier ministre qui
vendredi a fait les gros yeux et grondé ces messieurs en leur donnant
rendez-vous le 25 août pour « faire le point cas par cas et réfléchir
aux mesures qui le cas échéant devraient être envisagée ». Ce ne sont donc pas les
profits de ces banques qui ont fait l’objet du scandale politique et
médiatique de ces derniers jours. Non l’objet du délit ce sont les bonus des
traders agrémentés de quelques délits d’initiés. Pratiques certes
inacceptables mais cette diversion permet bien sûr de ne pas mettre en cause
le capitalisme et sa machine de guerre qu’est le système bancaire. Ainsi on
comprend mieux que depuis le début de la crise tous les discours sur la moralisation
des banques et leurs pratiques n’ont qu’un but : faire oublier les
profits et minimiser le rôle fondamental de ces dernières dans le système. A
ce petit jeu de diversion, les partis politiques de tous bords ne sont pas en
reste. La droite, n’en parlons pas, on la voit agir depuis le début de la
crise. Mais du PS au NPA, les partis de gauche, quelles que soient les
nuances de vocabulaire, acceptent le capitalisme, il suffit de voir leurs
mots d’ordre. Or nous le savons, de par sa nature la seule morale
n’est pas de l’accepter en le réformant mais de s’en débarrasser, c’est
l’objectif de Communistes. La crise que nous traversons vient une fois de
plus de démontrer la justesse de cet objectif.
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