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N°115  Semaine du 31 août au 06 septembre 2009

 

LA RENTREE D’UNE CAISSIERE

Août. Il fait chaud et tout le monde est à la plage ?

 

Non, loin s’en faut puisque plus de la moitié des Français ne partent pas en vacances…

 

Août, c’est aussi le mois où l’on annonce la rentrée scolaire : le cœur sur la main devant un parterre d’employées « modèle » de supermarché, on nous annonce que le prix des produits indispensables sera presque bloqué…

 

Au bord des larmes, c’est l’annonce de la hausse de la « prime de rentrée » : en 1978, une rentrée en sixième coûtait 1 000 francs. En 2009, la prime de rentrée est à peine plus élevée !

 

La caissière de supermarché va avoir du mal à la faire sa rentrée parce que son salaire n’a pas augmenté comme l’inflation depuis 15 ans, parce que son travail bientôt obligatoire le dimanche ne lui fera pas gagner un  rond de plus parce que de toutes façons elle n’a qu’un contrat de 30 heures (mais elle perdra en revanche une journée en famille).

 

Et pendant ce temps-là, les banques ont fait des provisions pour les primes de fin d’année.

 

Comprenez bien : la caissière, elle ne démissionnera pas, on la tient même avec le SMIC ! Elle a des copines au chômage etc…

 

Mais le « trader », il faut le chouchouter sinon il va aller ailleurs faire profiter de son « expérience ». Alors pour lui, la rentrée sera l’annonce de super primes de fin d’année : il est indispensable, lui (une banque a même osé annoncer que les bonus ne seront « que » de 500 millions  ! Même si Sarkozy parle de l’instauration de bonus-malus, rien n’y fait : quand la caissière ne convient plus, elle est virée, sans un rond ! Et le bonus-malus revient à dire que la spéculation qui rapporte c’est bien : faire du fric sur le dos des gens…

 

Retour en arrière : l’éducation nationale, c’est pas gratuit en principe ? Mais alors, il faut la financer ! Et pour la financer, on pourrait pas dire par exemple qu’il faut que les milliards de profits n’aillent pas aux banquiers mais à la satisfaction des vrais besoins ?

 

C’est pour faire ça que la caissière soutient « Communistes » : lutter pour une société libérée de l’idée de profit, une société fondée sur l’Homme, une société socialiste donc.

 

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