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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°118 Semaine du
28 septembre au 04 octobre 2009 Agir ! Lors de leur rencontre du
28 septembre, les organisations CGT, CFDT, CFE-CGC, SOLIDAIRE et UNSA ont
appelé dans une brève déclaration, à la mobilisation des salariés le 7
octobre à l’occasion de la journée mondiale pour le travail décent à
l’initiative de la Confédération Syndicale mondiale. « Le travail
décent », qui comme « la sécurité sociale professionnelle, ou
encore « le nouveau statut du travail salarié », sont des termes
pour le moins ambigus et en tout état de cause qui ne veulent pas dire
grand-chose. Ne précisant pas l’objectif revendicatif proposé ils ne sont
surtout pas en adéquation avec
les besoins exprimés par les salariés à travers les nombreuses luttes qui se
développent dans le pays. Ces luttes existent,
n’en déplaise aux médias qui évitent d’en parler. Peur de la contagion ?
Le 7 octobre, des Fédérations, comme celle de la chimie, appellent les
salariés à faire une puissante journée d’action sur les salaires, l’emploi et
la protection sociale. De leur côté, les cheminots confrontés à la
privatisation du fret appellent non seulement à la mobilisation le 7 octobre mais d’ores et déjà annoncent
une suite de leur action dans la deuxième quinzaine du mois. Cette action pourrait
bien être coordonnée avec les fédérations, qui ont décidé de faire une
journée d’action et de manifestations le 22 octobre pour l’emploi industriel.
La chimie annonce même une participation à la manifestation parisienne avec
l’objectif de mobiliser 5000 chimistes à Paris. Il est vrai que le
problème des emplois industriels devient plus qu’inquiétant et la survie même
de nos industries est d’ores et déjà posée. Les salariés non seulement subissent les effets de
la crise du système capitaliste, mais ils sont des millions à savoir qu’ils
sont les seuls à payer cette crise dont ils ne portent aucune responsabilité.
Leurs revendications
portent sur les salaires, l’emploi et la protection sociale au sens large du
terme. Les confédérations seraient bien inspirées de lancer un mot d’ordre
d’action sur ces questions, plutôt que de rester dans le flou comme ce mot
d’ordre du 7 octobre. Les luttes qui se
développent actuellement appellent une mobilisation plus large. Le 7 octobre, l’action des syndicats
d’entreprises qui décideront de leur mot d’ordre et de la forme de leur
action, devrait peser sur les orientations futures de la lutte. Car de tout temps dans
notre pays, rien n’a jamais été acquis sans lutte. C’est une réalité
incontournable et c’est toujours la même question qui est posée : Agir
ou subir !
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