|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°119 Semaine du 05 au 11
octobre 2009 Lutter
ou cogérer avec le capital ? Conduite par Chérèque une
délégation de la direction de la CFDT vient de faire une tournée dans les
entreprises des 22 régions. Le but ? François
Chérèque, lui-même, nous explique qu’ils souhaitaient rencontrer leurs
équipes syndicales pour rendre la CFDT visible dans la crise « avec ce
qu'elle fait et revendique ». Le journal financier
« Les Echos » et « Le Figaro » rendent compte de cette
tournée. La lecture est
édifiante. Prenant pour exemple l’usine SKF
de Tours, celle qui en son temps
a reçu tous les matériels du site d’Ivry fermé après une dure bataille
syndicale, François Chérèque se
félicite d’un accord réalisé sur le site pour éviter d’éventuels
licenciements. Cet exemple nous laisse pantois, car cet accord visait à
rendre plus souple la gestion du personnel : gel des salaires, prêt de
main d’œuvre et accord sur les 35 heures étendu pour permettre une meilleure
modulation des périodes travaillées et chômés. Pas étonnant que le directeur
du site exulte « ça nous a sauvés la mise » dit-il. Selon la CFDT, la seule
façon de lutter contre la crise serait d’appliquer les remèdes préconisés par
le MEDEF et accompagner sa politique ? C’est ce que la direction de la CFDT
appelle « oser le changement » « rénover le dialogue
social ». La CFDT est toujours en pointe pour pratiquer le partenariat
avec le patronat et le gouvernement. Heureusement, une
autre solution existe, celle de la lutte pour combattre le capital. Les salariés en ont
marre de payer pour une crise qui n’est pas la leur, les actions se
développent. Une étude d’Entreprise
et Personne (organisme qui réunit les DRH des plus grandes entreprises
françaises) constate la dégradation des rapports sociaux. Les auteurs
écrivent « … les conflits sociaux, grèves, occupations d’usines,
émaillent le territoire. Les appels à l’action sont nombreux et témoignent de
la diversité de ce mouvement social ». Ils citent les entreprises, les routiers,
les postiers, l’appel à la grève à la SNCF le 20 octobre, le 22 octobre sur l’emploi industriel
à l’appel de plusieurs fédérations CGT. La volonté de lutte est
de plus en plus forte, pourvu que
l’enjeu corresponde à l’attente des salariés. Les revendications pour
l’emploi, les salaires sont des revendications concrètes, comme celles des
postiers et des cheminots contre la casse du service public et les
privatisations. Gérer la crise avec le
capital ne peut être un objectif syndical. Appeler les salariés à combattre
le capital, tous ensemble et de plus en plus fort , devrait être le mot d’ordre de toutes les centrales
syndicales. Seule la lutte peut faire reculer le capital et le gouvernement
et imposer les revendications. C’est l’enjeu pour les
salariés. Il faut faire monter l’exigence de la lutte, bousculer ceux qui dans les organisations
syndicales freinent le développement de la lutte. Il est temps que le monde
du travail impose ses véritables choix.
http://www.sitecommunistes.org |