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N°120 Semaine du 12 au 18
octobre 2009 La Poste Après la
votation quoi ? La votation du 3 octobre
fut un succès cependant limité puisque seulement 2,2 millions de personnes y ont participé. Reste que le
NON à la privatisation l’a emporté à une écrasante majorité. Cette votation confirme
s’il en était besoin, l’attachement des Français au Service Public de la
Poste. La campagne
gouvernementale forcenée sur le thème « pas de modernisation sans
privatisation » ne parvient pas à s’imposer dans le pays. Le mécontentement qui
vient de s’exprimer à cette occasion, a donc rejoint comme c’était
prévisible, celui qui s’exprime dans tout le pays qu’il s’agisse de l’emploi,
des salaires, de la santé, de l’éducation, des producteurs de lait… Votation ou
captation ? Les 2 millions de
personnes qui se sont exprimées contre la privatisation de la Poste n’avaient
certainement pas le même objectif que la nébuleuse des 60 partis de gauche et
organisation autour de ce « référendum ». Méfiez-vous de l’usage
que certains voudraient faire de ce genre de votation ! Leur
« votation » c’est en effet l’abri commode derrière lequel ils
dissimulent leurs ambitions politiques et leurs manœuvres de bas étage. Regardez ce que font le
PS, les Verts, le PCF, le Front de Gauche, le NPA et bien d’autres encore
dont pratiquement tous les syndicats. Les mésententes des uns et des autres
sont évidentes. Ils ne sont d’accord que sur une seule chose : remplacer
Sarkozy pour évidemment continuer la même politique comme d’habitude. Le PS, la gauche, qui au
pouvoir en 1991 sous Mitterrand ont décidé l’éclatement des PTT en séparant
France-Télécom, qui en 1997 sous Jospin ont décidé l’ouverture à la
concurrence et poursuivi toutes les privatisations comme les gouvernements de
droite, se dédouanent à bon compte, ils font de l’agitation sans risque à
l’Assemblée Nationale. Les élections
régionales auront lieu en mars prochain, la présidentielle en 2012, c’est dire si les
appétits grandissent, si leurs combines politiciennes, leurs magouilles
prennent de l’ampleur. Les « votations » de toutes sortes et leur
utilisation en font partie. « Le référendum a
redonné des couleurs et de la
voix à la gauche » lit-on dans la presse, « la gauche qui avait le
moral dans les chaussettes, s’est donné la preuve qu’elle était capable de se
mobiliser » clame Mélenchon. Sérieux ça ? Bref, pour certains
« la votation » n’est qu’une façon de s’emparer du mouvement
populaire pour le dévoyer une fois de plus. Plus le mécontentement
grandit plus ils vont manœuvrer pour s’accaparer les suffrages des salariés.
On lit dans la presse depuis une semaine « une nouvelle forme de lutte
apparaît dans le paysage politique français », ils dépeignent la
« votation », le « référendum » comme la solution
miracle. Ces manœuvres ne
mettent pas en danger le capital. Ce n’est pas de cette façon-là que les
salariés et le peuple imposeront le changement fondamental qu’ils sont de
plus en plus nombreux à vouloir. De tout temps, le
capital et le pouvoir à son service ont reculé, des changements ont été
obtenus uniquement par la lutte anticapitaliste dans les entreprises, par le
rassemblement du mouvement populaire dans la lutte. Cela a été le cas en
1936, en 1968, en 1995… C’est la lutte de
classe des travailleurs qui est décisive. Tout le reste n’est que duperie et
conduit le mouvement populaire à l’attentisme. Oui il faut un service
public nationalisé de la Poste, c’est la condition pour permettre son
développement au service de la nation toute entière. Ce qui fera reculer le
gouvernement, ce qui imposera un changement fondamental de politique,
aujourd’hui comme hier c’est le combat sans ambiguïté contre le capital, à la
poste comme ailleurs. Quelques points
d’histoire : *1989 : Paul Quilès
Ministre socialiste du gouvernement de gauche sous F. Mitterrand, décide
l’éclatement des PTT. 1991 : France Télécom et la Poste deviennent deux établissements distincts. *1996 : F. Fillon
Ministre de l’éphémère gouvernement Juppé fait voter la loi abolissant le
monopole national de France-Télécom qui devient une société anonyme dont
l’Etat français est le seul
actionnaire. *1997 : le
gouvernement de la gauche plurielle avec Jospin 1er Ministre, fait
entrer la société France-Télécom en bourse. Le gouvernement dont Strauss-Kahn est Ministre des
finances décide l’ouverture de France-Télécom à la concurrence capitaliste. *2004 : la
privatisation de France-Télécom est faite.Le gouvernement de J.P. Raffarin
sous Chirac cède une partie de ses actions pour passer au-dessous des 50%.
France-télécom devient une entreprise privée. *entre 1991 et 2009,
tous les gouvernements de gauche comme de droite ont fermé massivement des
bureaux de poste dans tout le pays. De 17.000, ils sont passés à moins de
11.000 aujourd’hui. *dans le même temps
49.000 emplois ont été détruits. *en 2008, la Poste a
créé la Banque Postale. Elle a bénéficié du conseil de la Banque
Rotchild pour modifier son statut.
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