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N°121  Semaine du 19 au 25 octobre 2009

 

Stress, malaise généralisé, suicides au travail

Pourquoi ?

Quelles solutions ?

 

*25 suicides chez France-Télécom depuis 18 mois – 7 chez Renault depuis 2005 – des suicides au Ministère de l’Equipement, à EDF, à la SNCF, à la Poste …

 

La pression permanente sur les salariés pousse jusqu’à des drames. Le malaise est grand.


Une enquête de la TNS Sofres fait un constat sans appel « 66% des personnes interrogées se sentent de plus en plus stressées au travail, dont 73% parmi les 35-49 ans ». Un autre sondage exprime les inquiétudes des salariés : 65% pensent que le monde de demain sera plus dur, qu’il y aura plus de compétition entre les gens et 45% pensent que beaucoup d’avantages sociaux seront remis en cause.

 

Pourquoi ?

Laissons parler des salariés :

 

*Un cadre de France- Télécom : avec la politique de réduction des effectifs décidée en 2005 (22.000 postes en moins entre 2005 et 2008), pour être une société qui résiste aux concurrents, on nous demande juste d’être des cost Killers (tueurs de coûts). Pour arriver à 22.000 suppressions d’emplois, des salariés, souvent fonctionnaires et donc non licenciables, ont été poussés dehors…

 

*Chez Air-Bus-, - une étude conduite par l’institut Gallup auprès de 118.000 employés révèle que 93% des salariés sont démotivés. Un technicien explique « le malaise remonte aux années qui ont suivi la privatisation et le changement de statut. On trouve la mise en place fin 2007 du plan de restructuration Power huit (qui comprenait  la suppression de 3.000 emplois pour commencer). Il dénonce les écarts de salaires… Il ajoute, on enterre les problèmes… 

»

*Chez Renault, une enquête confiée au cabinet Technologia en janvier 2008, avait mis en lumière que déjà 31% des salariés se sentaient sous pression ;

 

*Une conseillère financière de la banque Sofinco explique : « les postes ne sont pas remplacés, les dossiers d’empilent, le retard s’accumule et le stress monte ».

 

Le profit, toujours plus de profits

Il faut baisser le « coût » du travail. Dans la crise actuelle, pour préserver son taux de profit, le capitalisme avec le concours du gouvernement tente par tous les moyens de faire payer les salariés.


Le journal « Le Parisien » avoue dans un article à propos des suicides : « Le stress au travail se nourrit de la tension née d’objectifs de rentabilité ou de productivité assignés aux salariés » ;

Le capital met des centaines de milliers au chômage, des dizaines de milliers en chômage partiel et il fait pression par tous les moyens  sur les salariés  pour accroître la productivité, la rentabilité, de même qu’il fait pression sur les salaires pour accroître sa marge de profit.

 

C’est ça l’exploitation capitaliste. Pour le capitalisme, l’être humain n’est rien d’autre qu’une machine à produire du profit, le salarié un kleenex que l’on peut jeter.

 

La situation est grave. Que font les entreprises, le gouvernement ?

France-Télécom sort un questionnaire. Pas moins de 140 questions élaborées par un cabinet spécialisé, qui évite soigneusement la vraie question : l’accroissement de l’exploitation l’insécurité sociale… Et bien entendu, on nous sert les « solutions » envisagées : plus de psychologues, des numéros verts pour les salariés en difficulté, des observatoires… Mais bien entendu, aucune remise en cause des orientations de fond, ce serait contraire aux objectifs capitalistes. D’ailleurs le PDG de France-Télécom l’a confirmé « F. T. ne peut abandonner les mobilités professionnelles, sinon c’est la mort ».

 

Chez Renault ou Peugeot, la mise en place de cellules de soutien psychologique n’a pas empêché un nouveau suicide, parce que la  politique de rentabilité par tous les moyens est toujours la même.

 

Le gouvernement s’en tire en demandant aux entreprises de plus de 1.000 salariés de négocier sur le stress au travail. Autant dire, parlons pour ne rien changer.

 

Stop, ça suffit !

Face à cette situation intolérable, le mécontentement, la colère des salariés monte partout.

 

Pour ne pas se laisser broyer, exploiter sans limite par le système capitaliste, pour un véritable développement humain, un seul chemin : la lutte anticapitaliste.

 

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