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N°121 Semaine du 19 au
25 octobre 2009 Stress,
malaise généralisé, suicides au travail Pourquoi ? Quelles
solutions ? *25 suicides chez
France-Télécom depuis 18 mois – 7 chez Renault depuis 2005 – des suicides au
Ministère de l’Equipement, à EDF, à la SNCF, à la Poste … La pression permanente
sur les salariés pousse jusqu’à des drames. Le malaise est grand.
Pourquoi ? Laissons parler des
salariés : *Un cadre de France-
Télécom : avec la politique de réduction des effectifs décidée en 2005
(22.000 postes en moins entre 2005 et 2008), pour être une société qui
résiste aux concurrents, on nous demande juste d’être des cost Killers
(tueurs de coûts). Pour arriver à 22.000 suppressions d’emplois, des
salariés, souvent fonctionnaires et donc non licenciables, ont été poussés
dehors… *Chez Air-Bus-, - une étude conduite
par l’institut Gallup auprès de 118.000 employés révèle que 93% des salariés
sont démotivés. Un technicien explique « le malaise remonte aux années
qui ont suivi la privatisation et le changement de statut. On trouve la mise
en place fin 2007 du plan de restructuration Power huit (qui comprenait la suppression de 3.000 emplois pour
commencer). Il dénonce les écarts de salaires… Il ajoute, on enterre les
problèmes… » *Chez Renault, une enquête confiée au
cabinet Technologia en janvier 2008, avait mis en lumière que déjà 31% des
salariés se sentaient sous pression ; *Une conseillère
financière de la banque Sofinco explique : « les postes ne sont pas
remplacés, les dossiers d’empilent, le retard s’accumule et le stress
monte ». Le profit, toujours
plus de profits Il faut baisser le
« coût » du travail. Dans la crise actuelle, pour préserver son
taux de profit, le capitalisme avec le concours du gouvernement tente par tous
les moyens de faire payer les salariés.
Le capital met des
centaines de milliers au chômage, des dizaines de milliers en chômage partiel
et il fait pression par tous les moyens
sur les salariés pour
accroître la productivité, la rentabilité, de même qu’il fait pression sur
les salaires pour accroître sa marge de profit. C’est ça
l’exploitation capitaliste. Pour le capitalisme, l’être humain n’est rien d’autre
qu’une machine à produire du profit, le salarié un kleenex que l’on peut
jeter. La situation est
grave. Que font les entreprises, le gouvernement ? France-Télécom sort un
questionnaire. Pas moins de 140 questions élaborées par un cabinet
spécialisé, qui évite soigneusement la vraie question : l’accroissement
de l’exploitation l’insécurité sociale… Et bien entendu, on nous sert les
« solutions » envisagées : plus de psychologues, des numéros
verts pour les salariés en difficulté, des observatoires… Mais bien entendu,
aucune remise en cause des orientations de fond, ce serait contraire aux
objectifs capitalistes. D’ailleurs le PDG de France-Télécom l’a confirmé
« F. T. ne peut abandonner les mobilités professionnelles, sinon c’est
la mort ». Chez Renault ou Peugeot,
la mise en place de cellules de soutien psychologique n’a pas empêché un
nouveau suicide, parce que la
politique de rentabilité par tous les moyens est toujours la même. Le gouvernement s’en
tire en demandant aux entreprises de plus de 1.000 salariés de négocier sur
le stress au travail. Autant dire, parlons pour ne rien changer. Stop, ça
suffit ! Face à cette situation
intolérable, le mécontentement, la colère des salariés monte partout. Pour ne pas se
laisser broyer, exploiter sans limite par le système capitaliste, pour un
véritable développement humain, un seul chemin : la lutte
anticapitaliste.
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