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N°128 Semaine du 14 au 20
décembre 2009 Keynes
revient à la mode. Pourquoi ? Le journal « Les
échos » lui consacre en décembre un dossier spécial. Rappelons que
Keynes, économiste britannique, a été, entre autres, conseiller financier de
la Couronne et gouverneur de la banque d’Angleterre, il a présidé la
délégation britannique à la conférence de Bretton Woods qui a mis sur pieds
dans l’après-guerre le système monétaire des États capitalistes. Ses théories
économiques et en particulier sa théorie générale « de l’emploi, de
l’intérêt et de la monnaie » parue en 1936, ont inspiré beaucoup de monde,
des conservateurs aux sociaux-démocrates, en France et ailleurs. Les différents articles de ce dossier
spécial des « Echos » montrent combien la recherche de
« régulations » pour le capitalisme est essentielle non seulement
pour accroître ses profits mais aussi pour éviter la mise en cause du système
lui-même. Autant dire que
partisans et adversaires, mais le sont-ils autant ? de Keynes, sont
d’accord sur un point : le rôle de l’État pour assurer au capitalisme
l’environnement qui lui convient. Aujourd’hui encore le comportement des
pouvoirs politiques est édifiant
à ce sujet. Ainsi, Sarkozy et les siens, a priori
« antikeynésiens », ont pourtant, injecté des centaines de
milliards dans le système bancaire, et ont recouru à l’emprunt et aux
dépenses publiques tout comme Keynes aurait pu le faire. En réalité la
question de fond ne se situe pas dans keynésianisme ou non, mais bien dans
l’orientation que donne l’État pour soutenir le capital et assurer sa
pérennité.
Dans la crise du capitalisme, qui est son mode vie, la vraie question est la
suivante : ce mode de rapport de production basé sur l’exploitation du
travail salarié est-il en capacité d’assurer le développement de l’Humanité
tout entière ? La réponse est contenue dans les réalités de la misère,
du sous-développement, de la faim, du surarmement, des guerres… Il y a donc
autre chose à faire que de disserter sur Keynes ou non, il faut changer de
société.
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