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N°134
Semaine du 25 au 31 janvier 2010 L’impossible
rencontre A TF1 lundi soir, D’un côté N.
Sarkozy, le représentant du capital, de l’autre quelques-uns de ceux qui
subissent sa politique. A intérêts
inconciliables pas de « rencontre possible. Cette réalité sautait
aux yeux tout au long de cette émission. Pendant deux heures,
Sarkozy a vendu sa politique. « Mes réformes sont nécessaires »,
« je suis là pour aller au bout »…. Les réformes ? *De plus en plus de
cadeaux aux entreprises. *Réforme de
l’enseignement. *Réforme des retraites
dès l’été 2010 (après les régionales). *Réduction drastique des
dépenses de santé, réforme des hôpitaux… « J’assume, on n’a pas
le droit de gaspiller, quand on n’a pas d’argent, il faut rationaliser ». … A partir de là, à chacun
de ceux qui exposaient leurs difficultés, leurs inquiétudes, il a tenu des
propos d’un cynisme qui se voulait rassurant: A cette jeune chômeuse
de 26 ans – Bac +5, ou à cette comptable de 58 ans dont le mari est au
chômage, « grâce à notre
politique, la situation est en train de se retourner, le chômage va
reculer ». Il sait pourtant
que l’INSEE annonce plusieurs
centaines de milliers d’emplois
détruits en 2010 (560.000 ont déjà été supprimés en en 18 mois). A cette mère de famille
de 3 enfants, qui avec son mari cumule deux SMIC et qui ne sait plus comment
faire, il répond: « faites des heures supplémentaires ». Mais son
patron (un supermarché) en a décidé autrement. Ou à ce retraité à 410
euros mensuels de retraite et qui a un travail en plus « c’est bien,
vous êtes formidable, c’est bien de cumuler retraite et emploi ». Sarkozy en appelle, bien
entendu, au consensus des forces politiques et syndicales. Il a hélas du
répondant. F. Chérèque a depuis longtemps ouvert la porte, M. Aubry vient de
s’y engouffrer. L’éditorialiste du
« Figaro » écrit : « Dans son appel au
consensus, dans sa main tendue au PS de Martine Aubry, il y avait quelque
chose de la « France unie » de François Mitterrand. C’est une
tactique ? Sans doute mais si elle contribue à engager dans la
sérénité une réforme douloureuse, le chef de l’Etat aurait tort de s’en
priver ». La
prestation de Sarkozy n’a fait que confirmer cette réalité. Il y a d’un côté le capitalisme et
ses représentants au pouvoir, de l’autre le peuple qui subit cette politique.
Leurs intérêts ne se rencontrent jamais, leur opposition est irréductible. La recherche du profit
passe obligatoirement par l’exploitation des salariés et du peuple. Il
n’existe pas « d’aménagement » du capitalisme qui permettrait sans
lutte d’assurer le mieux être des exploités. C’est par la lutte
anticapitaliste que chaque avantage obtenu par le peuple lui est imposé et il
en sera ainsi tant que ce régime durera. Il faut l’abattre et construire une
nouvelle société, le socialisme.
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