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N°135
Semaine du 01 au 07 février 2010 LA
RETRAITE, PARLONS-EN ! En 1945 s’appuyant sur le
programme du Conseil National de la Résistance (CNR) la sécurité sociale
était crée… Crée avec trois
branches, santé, famille et retraite. Pour la retraite, le principe retenu
est celui de la répartition, système qui s’appuie sur la solidarité inter
générationnelle. Le principe, c’est que
chaque salarié puisse bénéficier de la couverture d’une retraite, après une
carrière de labeur. Pour la Financer : 50% était payé par l’employeur
privé ou public, 50% de
cotisation sociale par le salarié, prélevée directement par l’employeur et
figurant sur le bulletin de salaire. Cette cotisation est donc une partie
du salaire qui est socialisé pour alimenter la caisse qui paie les retraites.
Le système est
sensiblement différent pour la fonction publique et les régimes spéciaux,
mais tous s’appuient sur le même principe. Concernant les retraites
complémentaires dans le privé, c’est un système de points qui est cotisé, là
encore, il s’agit d’un salaire socialisé. La retraite est un
droit. Nous cotisons tout au long de notre carrière professionnelle pour
pouvoir y prétendre le moment venu. Dans les années 80, un
accord interprofessionnel a donné naissance à une loi, ouvrant le droit à la
retraite dès 60 ans sous certaines conditions de trimestres validés ou de
trimestres cotisés s’agissant des longues carrières avec un départ avant 60
ans. Nous ne rentrons pas
dans le détail, nous aurons l’occasion d’y revenir pendant la phase de
« négociation » qui devrait s’ouvrir dès le mois de février et que
vous pourrez suivre régulièrement sur notre site. Ce qu’il convient de
garder en mémoire, c’est que la retraite à 60 ans a subi de nombreuses
agressions, passant de 37,5 ans de cotisations à 40 ans puis à 41 ans en 2012
(réforme dite « FILLON » en 2003 qui la portait à 41 ans d’ici
2012). Ajoutons que depuis 40
ans, les gouvernements qui se sont succédés ont réduit progressivement la
cotisation patronale. En 2009 c’est plus de 45 milliards d’euros de
cotisations dont le gouvernement leur a fait cadeau. Le gouvernement
entend augmenter le nombre
d’années de cotisations et
reculer l’âge de départ à la retraite à 61 voire 62 ans pour commencer, ce qui n’effraie pas François
Chérèque patron de la CFDT.
Martine Aubry dans ses premières déclarations a dit la même chose. Il
paraît que depuis elle a changé d’avis. Il convient de se rappeler
ce qui vient d’arriver en Espagne. Le Premier ministre socialiste Zapatero
vient de porter l’âge de départ à la retraite à 67 ans. En plus du recul de
l’âge de départ, un autre danger guette les salariés. En 2012, il faudra
avoir 164 trimestres validés pour percevoir une retraite à 100%. Le risque
existe, comme pour les retraites longues carrières, que le
terme « validé » soit remplacé par celui de
« cotisé ». Là, c’est une agression
supplémentaire, permettant de faire baisser à nouveau et considérablement le
niveau des retraites servies. Ces
« négociations » , à venir, revêtent un enjeu considérable. Nous
devrons créer les conditions pour ne pas revivre une nouvelle loi Fillion. La
position qu’adopteront les confédérations syndicales sera déterminante pour
la mobilisation. Aujourd’hui où le
pouvoir d’achat et plus particulièrement les salaires sont en chute libre,
les pensions, elles, sont le pouvoir d’achat des retraités aujourd’hui et
demain. Dès aujourd’hui,
l’action la plus large est nécessaire et préparera à n’en pas douter, la
forte mobilisation qui seule
permettra de mettre en échec les objectifs de patronat et du gouvernement. Faire payer le peuple
sous toutes les formes est pour les capitalistes et leur gouvernement une
question vitale, c’est pourquoi ils voudraient à terme casser le système par répartition. A nous de les mettre en échec. Une
retraite à 60 ans, après 37,5 ans de cotisations, c’est toujours possible,
c’est une question de choix politique.
http://www.sitecommunistes.org |