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Hebdo |
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N°136
Semaine du 08 au 14 février 2010 Changer,
oui, mais comment ? Le diagnostic des grands
groupes financiers qui dirigent la France est sans appel : à
l’origine de toutes nos difficultés (qu’ils ne nient surtout pas) il y a nos
prix de production. Ils sont parait-il beaucoup trop élevés. Pourquoi ? Parce
qu’en France la main d’œuvre coûte beaucoup trop cher. Le déficit national
atteint 1.500 milliards d’euros, ce qui représente 75% de la valeur de ce qui
a été mis sur le marché en 2009. Inacceptable pour le
président de SANOFI –AVENTIS qui vient de déclarer : « la
dégradation de l’industrie provient du coût du travail trop élevé ». Il vient de
supprimer 4.000 emplois. Pour lui (et pour tous ceux de son acabit) c’est
clair : avec des salariés trop nombreux et trop payés, l’économie
nationale ne peut être compétitive.
Toutes les mesures qui sont prises le sont dans le seul but de réduire
encore plus le coût du travail en bloquant les salaires, en frappant la Sécurité
Sociale, en frappant les retraites, en supprimant des centaines de milliers
d’emplois etc… Il n’existe pas
d’autre solution dans un régime capitaliste, il en sera ainsi tant que ce
régime existera. Pour changer fondamentalement cet état de choses, il faut
abattre le capitalisme et instaurer avec le socialisme un monde nouveau. Nous n’en sommes pas là,
mais cependant nous pouvons déjà arracher de meilleurs salaires et pensions,
bloquer des licenciements, empêcher des désindustrialisations, imposer un
meilleur système de santé… Comment ? N’écoutons pas les
dirigeants du PS et leurs alliés du Front de Gauche, du NPA et d’ailleurs.
Ces gens-là ne poursuivent qu’un seul but, prendre la place de l’actuelle
majorité de Sarkozy. Les avez-vous entendus une seule fois parler sérieusement
de la politique qu’ils pratiqueraient ? NON, et pour cause car il s’agit
de la même politique que celle du pouvoir actuel. Cherchez la différence entre la politique du
socialiste Gordon Brown en Grande-Bretagne, celle du socialiste Zapatero en Espagne
qui porte à 67 ans l’âge de départ à la retraite, celle du socialiste
Papandreou en Grèce qui, entre beaucoup d’autres choses, recule lui aussi de
deux ans l’âge de départ à la retraite et prévoit une chute des revenus des
fonctionnaires de 5 à 20%, et celle de la conservatrice A. Merkel en
Allemagne. Il n’y en a pas ! Tous pour être « compétitifs » reculent l’âge de la
retraite, bloquent les salaires et diminuent les pensions, on se croirait en
France. Les uns comme les autres
ne veulent toucher au régime capitaliste, Sarkozy parle même de le
« moraliser ». On aura tout vu ! Tous se retrouvent autour de
la même idée : il n’y a pas d’autre régime possible que celui-ci. Au
bout du compte tous se retrouvent, ceux qui veulent « aménager » le
capitalisme, celui qui veut le « moraliser », ceux qui proposent
d’autres variantes du même type etc…etc… Le capitalisme n’est pas
« moralisable » ni « aménageable ». Nous en reparlerons
la semaine prochaine. La rédaction
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