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Hebdo |
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N°136
Semaine du 08 au 14 février 2010 SOCHAUX :
GREVE CHEZ PEUGEOT… ET
AILLEURS Trois débrayages ont
eu lieu dans la première semaine de février. Les participants à la
lutte ont exprimé leurs besoins et leurs exigences : *Avec ces salaires
minables, on ne s’en sort pas. *Il nous faut 300
euros sur la paye pour vivre. *La direction se
moque de nous, on a de plus en plus de travail et ont ne s’en sort pas. Peugeot-Sochaux propose
une augmentation de 18 euros mensuels bruts pour les ouvriers, 0,8% pour les
techniciens et agents de maîtrise. Les baisses d’effectifs
se traduisent par l’augmentation de la charge de travail. Après avoir été
contraints de prendre tous leurs jours de récupération, c’est maintenant le
travail obligatoire le samedi. C’est la poursuite du
système d’inégalité avec les augmentations individuelles des salaires. Pas question de
« dialogue social », la direction sort ses griffes. Pression sur
les intérimaires pour qu’ils ne se joignent pas au mouvement, tentatives de
remplacer les grévistes par des salariés qui sont d’une autre équipe. Quand le profit
capitaliste est mis en cause,
c’est insupportable pour le patronat. Pression et
démagogie. Les médias font le
silence sur ce mouvement. Seul le journal local, « l’Est
Républicain » en parle pour donner la parole au directeur de Peugeot
Sochaux, un certain J PH. Jombart. Ce monsieur explique que
les salariés ne font pas la différence entre ce qu’ils vivent à l’intérieur du site
et la réalité économique du monde, que Peugeot est une entreprise socialement
responsable
(alors que le dernier plan de licenciements prévoit 6000 emplois en moins
entre 2010 et 2013) et enfin que des augmentations de salaires aussi
importantes que celles proposées sont rares en temps de crise. Quel mépris mais aussi
quelle inquiétude face à la montée des luttes pour les salaires et l’emploi.
Sanofi, Société Générale, HSBC, Thalès et bien d’autres sont dans l’action
pour les salaires. Loin des salons où l’on discute gentiment entre
« partenaires sociaux », discussions qui se traduisent à tous les
coups par des reculs sociaux, ils ont choisi la seule voie que comprend le
patronat : la lutte. Une entreprise sur
quatre ne prévoit aucune augmentation de salaire cette année. Pour les autres
ce sera le service minimum, autour de 1,5 à 2% autant dire rien de ce qui est
nécessaire pour vivre. L’état leur a donné l’exemple avec 0 5%
d’augmentation du SMIG. Face à cette volonté patronale
de continuer à faire payer leur crise aux salariés une seule solution :
agir tous ensemble. PS : le nouveau PDG de Peugeot Citroën mis
en place il y a quelques mois a vu son salaire augmenté de 30% par rapport
à son prédécesseur. Quant à R. Peugeot
(un membre de la famille) il vient de se faire voler une partie de ses
lingots d’or dans une des salles
de bain de son hôtel particulier. Tout cela est bien triste.
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