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N°137
Semaine du 15 au 21 février 2010 LE 23
MARS, SECOUONS LES Le « sommet
social » du 15 février était annoncé par certains comme devant faire
date. Comme si on pouvait prêter à Sarkozy le moindre
crédit concernant une réelle politique
sociale ! Une fois de plus après
cette entrevue, le bilan est clair, concernant les salaires, rien, l’emploi,
les chômeurs en fins de droits et tout le reste, rien non plus. Les retraites ?
Sarkozy, affirme qu’il ne passera pas en force mais néanmoins qu’il
passera, l’essentiel pour lui
étant que le projet de loi soit déposé dès septembre à l’Assemblée Nationale. Les positions du
gouvernement et celles du MEDEF sont les mêmes : augmentation des cotisations
et de leur durée d’une part, diminution des retraites de l’autre. Ceci pour
commencer, leur but final étant d’imposer un système de retraites individuel
financé exclusivement par le salarié. C’est un retour en arrière de 80
ans ! Alors que faire ?
Un sondage indique que les Françaises et les Français font essentiellement
confiance aux salariés, c'est-à-dire à eux-mêmes, pour imposer un véritable choix social. Ils sont plus de
45 % à l’affirmer. 56% sont hostiles à l’allongement de la durée de cotisation. Ce qui ne veut pas dire
qu’ils ont confiance dans les syndicats. Ils ont raison, la position de la
CFDT est éloquente : elle déclare inévitable l’allongement de la durée
de cotisation et propose de favoriser le libre choix de l’âge de départ à la
retraite. Elle propose enfin l’augmentation de la CSG et du fond de réserve
des retraites. Sarkozy n’aura pas beaucoup à forcer pour passer !
D’autant que Chérèque a souhaité « qu’on puisse prolonger le débat si
nécessaire ». L’UNSA, la FSU et
Solidaires proposent l’augmentation des cotisations et un élargissement de
l’assiette. La CFE-CGC, syndicat des cadres n’est pas hostile au passage à 61
et 62 ans et accepterait une hausse des cotisations. FO pour sa part veut
officialiser 41 de cotisations. Et la CGT ? Elle
revendique une carrière complète avec 41 annuités de cotisations et propose
de nouvelles ressources en taxant les revenus financiers. Comme d’habitude, hélas,
l’attitude des directions syndicales est très loin de ce qu’exige la
situation. Le 23 mars, c'est-à-dire dans plus d’un mois, une journée d’action
est prévue. Dans quel esprit ? Un communiqué commun adopté par les
syndicats (CGT – CFDT –FSU –Solidaires –SUD et l’UNSA) montre leur manque de
combativité : « les rendez-vous fixés par le Président de la
République et les négociations avec le patronat doivent être l’occasion
d’apporter des solutions favorables aux salariés ». Entretenir ce genre
d’illusions est indigne d’une organisation censée défendre les
travailleurs ! On voit dans quel état d’esprit
les dirigeants nationaux des grands syndicats préparent le 23 mars. Le
quotidien « les Echos » annonçait que « les échanges ont été
vifs entre les partisans d’une mobilisation immédiate sur ce thème, comme la
CGT et Solidaires et les adeptes d’une plus grande patience, comme la CFDT et
l’UNSA pour qui le sujet n’est pas encore mûr. Voilà où nous en sommes. Avoir pu dans de telles
conditions, imposer à ces dirigeants syndicaux nationaux qui traînent les
pieds, la journée du 23 mars est déjà un succès important. L’action unie des
salariés peut les contraindre à aller au-delà d’une « discussion »
de plus avec le gouvernement et le patronat. La colère monte de
partout, des corporations nouvelles entrent à leur tour dans l’action. Il faut obliger ceux qui s’y
opposent à en tenir compte le 23
mars. Que ce soit une grande
journée de grève et de manifestations, qui pèsera pour le développement de
l’action, jusqu’à faire reculer
les projets du patronat et du gouvernement. COMMUNISTES en sera.
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