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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°142 Semaine du 22 au
28 mars 2010 CONFIRMATION
DU PREMIER TOUR Le 21 mars a été une confirmation
du 1er tour. Malgré un léger sursaut, l’abstention, les
blancs et nuls au 2ème tour restent très élevés, 14% de plus qu’en
2004 ; cette situation est encore plus vraie dans les quartiers
populaires. Le score du FN remonte. Plus d’un électeur sur deux a boudé les
urnes. Pas étonnant dans la mesure où
dans cette campagne, les candidats en présence ne proposent rien pour
répondre aux réelles préoccupations. A cela s’ajoutent les ralliements,
magouilles électorales qui sont des démotivations supplémentaires. Ainsi ce
scrutin anti-démocratique ne permet pas d’exprimer un autre choix que le
capitalisme. Dimanche soir, les
« débats » ont aussi confirmé que 2012 et l’élection présidentielle
restaient pour les uns ou les autres la préoccupation essentielle. La droite a perdu. La politique
au service du capital de Sarkozy n’a pas entraîné pour cela un report des
voix sur la gauche. Et pour cause ! Les listes de gauche, avec à leur
tête, les présidents de régions sortants, pouvaient difficilement parler de
leur bilan tant celui-ci ressemblait à la mise en œuvre des choix du
gouvernement. Les électeurs des 22 régions détenues par la gauche avant ce
scrutin le savaient. Un exemple : lorsqu’on voit que la gauche propose
de créer un fond régional pour aider les entreprises au nom de l’emploi, le
capital peut se réjouir et dormir tranquille. Les difficultés quotidiennes, la
souffrance de beaucoup, l’absence de réponse aux préoccupations sont donc la
conséquence de ces choix politiques. Ils ont entraîné une abstention massive,
ils ont aussi permis au FN de se maintenir dans 12 régions. Cette situation
électorale est le résultat des désillusions créées par les politiques de
droite comme de gauche depuis 30 ans. Aujourd’hui plus que jamais la
seule solution est de créer les conditions de la lutte forte, rassembleuse et
déterminée sur de véritables objectifs sociaux. Les salaires, l’emploi, les
retraites sont les priorités que nous retrouvons à travers toutes les luttes
qui émaillent le pays. Le 23 mars en a témoigné malgré le manque de
conviction des confédérations syndicales. Cette journée d’action doit aider à
créer une dynamique pour aller plus loin et peser sur les enjeux des mois à
venir.
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