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N°142
Semaine du 22 au 28 mars 2010 RETRAITES : PORTER LA LUTTE AU NIVEAU DES EXIGENCES Pouvoir et patronat sont
décidés à porter un coup décisif à notre système de protection sociale et des
retraites d’ici la fin de l’année. Sarkozy, avant comme après les
élections régionales, réaffirme qu’il en fait sa priorité. Dans un entretien
au « Figaro Magazine », il revient sur la nécessité – sans en employer
le terme- d’une TVA sociale pour transférer les « charges » qui pèsent
sur le travail vers l’impôt ou de nouvelles taxes. En clair de nouveaux
cadeaux au patronat. Le COR (Conseil d’Orientation
des Retraites) est chargé de travailler sur l’impact financier de sept
variantes. Parmi celles-ci le relèvement de l’âge légal du départ en retraite
porté à 63
voir 65 ans et une augmentation de la durée de cotisation portée à 45 ans. En
clair cela reviendrait à travailler jusqu’à 70 ans ou partir avec une
retraite misérable qui plongerait le retraité dans la misère. Le patronat n’est pas
en reste.
Celui de la métallurgie dans son bulletin interne propose trois étages de
cotisation pour financer le système de retraite. -
un premier étage financé par l’impôt et chargé de remplacer l’actuel
minimum vieillesse. -
Le deuxième serait financé par les cotisations des actifs. Le
patronat ne précise pas quel serait sa part dans les cotisations. Rappelons
qu’il ne paye pratiquement plus de cotisations avec les exonérations sociales
dont il bénéficie tous les ans (32 milliards cette année). En clair le
salarié payerait deux fois, comme contribuable et salarié. -
« Un complément facultatif d’épargne personnelle »
encouragé par l’état, c'est-à-dire une retraite par capitalisation. Une campagne
idéologique intense. Pour faire passer cette
pilule amère qui met à mal le système de protection sociale gagné de haute
lutte au lendemain de la seconde guerre mondiale et que le patronat et son
pouvoir n’ont jamais admis, toute une batterie de mauvais arguments est mise en œuvre. Nous vivons plus vieux
(tant mieux) et bénéficions plus longtemps de la retraite (tant mieux), il
faut penser aux générations futures, les caisses sont vides, etc, etc. Enfin il faut rendre
compétitives les entreprises françaises dans le cadre de la mondialisation
capitaliste. C'est-à-dire préserver les profits, les augmenter. Pour cela le
peuple doit payer toujours davantage. De l’argent pour la
protection sociale, la santé, la retraite il y en à. Il faut le prendre où il
est. Les seules entreprises du CAC 40 ont
déclaré 47 milliards de profits pour 2009. Elles en ont distribués 37
milliards à leurs actionnaires. Les cadeaux sociaux et
fiscaux aux entreprises se montent à plus de 40 milliards pour 2010. IL y a là de quoi renflouer
les caisses de la protections sociales et avec des augmentations de salaires
les rendre bénéficiaires. (1% d’augmentation = 1millard), en faisant reculer
le chômage. La bataille pour les
retraites sera rude. Patronat et pouvoir y mettent tout leur poids. A nous par la lutte
unie de mettre en échec ce recul social sans précédent qu’ils veulent nous
imposer.
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