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N°146
Semaine du 03 au 09 mai 2010 Ces chiffres en disent long En 2008
lorsque la crise a éclaté nous avons rappelé que les crises sont le
mode de vie du capitalisme, c’est le résultat même de l’évolution du système
capitaliste basé sur la recherche du profit maximum par la surexploitation
des peuples. *La crise
actuelle a accéléré le développement inégal du capitalisme dans le monde et
la redistribution de la carte de
l’économie mondiale. Le centre de gravité du capitalisme se déplace vers
l’Est et le Sud : *Le
Sud représente 52% de la production industrielle contre 30% il y a 20 ans. *de
2007 à 2011, la production aura augmenté de 29% en Asie et reculé de 2%
en Europe. En 18 mois, l’investissement productif dans les pays de la zone
euro a reculé de 14 %, il a reculé de 16% aux USA. *La
seule Asie crée 21% de la richesse mondiale et entre pour 32% dans la
capitalisation boursière contre 30% pour les USA et 25% pour l’Europe. *La
croissance pour 2010 est de 8% en Inde, de 10,5% en Chine, de 6% au Brésil,
de 3,2% aux USA et de 0,7% en Europe. *L’Europe
se trouve menacée de relégation loin derrière l’Inde, le Brésil, la Russie
mais aussi l’Afrique qui est en passe de décoller avec une croissance de 6%
par an. *8,4
millions d’emplois ont été détruits aux USA et 3,4 millions en Europe. *Depuis
10 ans, le poids de l’Europe dans le PIB mondial est passé de 20 à 15% - sa
part dans les échanges commerciaux est passée de 28 à 22%. Christine
Lagarde écrit dans une interview au « Monde » : « il faut
absolument inclure dans notre radar, l’examen de la compétitivité. Les écarts
qui se creusent sont
redoutables ». Le plan
dit « de sauvetage » de l’Etat grec, c’est le plan de sauvetage du
capitalisme européen, répondant à l’exigence du marché capitaliste. La
pression des marchés sur les Etats pour réduire les dépenses publiques,
sociales est de plus en plus forte. C’est ce que confirment les économistes. « Tous les pays
européens seront soumis à une pression accrue des institutions et des marchés
qui vont leur demander de réduire davantage leurs déficits publics »
explique Christian De Boissieu, président du Conseil d’analyse économique. Les Etats
sont là pour faire la politique du capital. Rappelons que ce sont plus de
4.000 milliards de dollars qui ont été injectés dès 2008 par les états dans
le circuit économique mondial (banques et multinationales) sous forme de plan
de relance. J.P.
Fitoussi, président de l’OFCE, déclare au « Figaro « le métier des
marchés financiers est d’essayer de gagner de l’argent. On ne peut pas leur
reprocher de spéculer ». C’est
pourquoi Sarkozy a besoin d’aller le plus loin possible dans cette direction. Les
retraites : il n’y a pas de problème démographique et de poids financier
qui mettrait en cause le système actuel. La raison de fond : le
capital ne veut plus payer car il veut baisser encore plus le coût de la
force de travail. Idem pour
la Sécurité Sociale et pour tout le reste : réduction drastique des
dépenses publiques, réduction massive des emplois, privatisations. Continuation des propositions du
socialiste Attali et de sa commission. Christine
Lagarde résume ces objectifs dans « Le Monde » :
« Comment réduire la dépense ? En poursuivant la révision générale
des politiques publiques et en respectant absolument la règle du
non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce sont
des réformes structurelles de fond comme la retraite. Voyez ce qu’ont décidé
les Grecs : 40 années de cotisation, un âge de départ à 65 ans révisable
et le calcul de la pension sur l’intégralité de la vie professionnelle au
lieu des 5 dernières années… Pour restaurer les grands équilibres, il faut
arriver à une solidarité : Etat, collectivités territoriales, régimes
sociaux, c’est une cause nationale ». Cette
situation ne fait que confirmer combien la propriété des grands moyens de
production et d’échange est déterminante. Tant que les multinationales les
possèderont, les crises se développeront et le capital poussera le plus loin
possible l’exploitation des peuples. Pour libérer les forces productives il faut
arracher cette propriété aux capitalistes et construire une société
socialiste. Il
faut développer au maximum la
lutte pour les faire reculer. Seule la lutte de plus en plus forte de tous
ceux qui subissent cette politique peut les stopper. Les
marchés ne s’y trompent pas. Ils redoutent par-dessus tout la lutte des
peuples, l’ampleur qu’elle peut prendre. Les analystes de marché de la
Banque Naxitis l’expriment. Ils expliquent que « si le plan de sauvetage
et d’austérité pour la Grèce redonne un peu de confiance aux marchés, une
forte incertitude persistera liée à la façon avec laquelle les Européens
concernés accepteront les plans d’austérité ».
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