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N°146 Semaine du 03 au 09 mai 2010

 

Présidentielle : Strauss-Kahn sur les rangs

Le socialiste Strauss-Kahn, patron du FMI (Fonds Monétaire International) a dit son admiration devant « l’extrême rigueur choisie par le gouvernement socialiste Papandréou » et salue « les durs sacrifices » auxquels les Grecs sont désormais soumis. Ainsi s’exprime un dirigeant socialiste et pas des moindres puisqu’il se propulse comme candidat à la Présidence de la République.

Pas la moindre mesure pour faire payer les responsables, ces grandes fortunes qui ont la mainmise sur l’économie grecque. Mais pour les salariés et le peuple c’est la baisse des salaires, le chômage accru, le départ à la retraite à 67 ans, des restrictions en matière de santé, d’éducation, « l’assouplissement » du code du travail…

Entre Sarkozy et DSK, cherchez la différence… Vous ne la trouvez pas, l’un comme l’autre sont au service de la finance, du capitalisme dans toute son horrible dimension.

Tenu par le devoir de réserve du FMI, DSK s’est néanmoins arrangé pour faire connaître ses intentions. « A ce jour, j’ai l’intention de faire mon mandat au FMI (jusqu’en 2012)… Mais, dans certaines circonstances, je pourrais me reposer cette question ». Le quotidien « Libération » du 5 mai rapporte qu’au cours d’un dîner avec une dizaine de ses fidèles, il aurait expliqué : « Je ne tiens pas à ce qu’on dise que je me prépare… mais si on vous pose la question, dites que je réfléchis ».

Tout est prêt. Il ne lui reste plus maintenant qu’à écarter ses frères concurrents, M. Aubry, F. Hollande, S. Royal etc… En attendant, son équipe s’agite : quatre livres au moins sont en préparation, l’hebdo « Le Point » prépare la visite d’un journaliste à Washington avec… un entretien avec le  patron du FMI !

La bataille est engagée, mais où est l’intérêt des travailleurs là-dedans ?

Quel que soit celui ou celle qui l’emportera, une chose est sûre, tous ces gens-là sont au service du capital. Tous sont prêts à remplacer un Sarkozy « usagé » en 2012. Changer les équipes dirigeantes pour ne pas avoir à changer de politique, c’est une recette qui a fait ses preuves et qu’on se prépare à nous resservir. Le piège est là.

Ceux qui ne changent jamais, ce sont les grands groupes industriels et financiers internationaux qui font la pluie et le beau temps en France et ailleurs.

A moins que les travailleurs et le peuple ne les chassent.

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