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N°147 Semaine du 10 au 16 mai 2010

 

Action unie face aux multinationales

UNILEVER

Les salariés de tous les sites Unilever en France sont venus manifester devant le siège français à Reuil-Malmaison  pour les salaires, contre les fermetures, les délocalisations, contre la dégradation des conditions de travail. Unilever est une multinationale néerlando-britannique.

Il faut savoir que :

*depuis 2007, Unilever a supprimé 20.700 emplois dans le monde dont 7.000 en France

*que les salaires étaient en 1989  de 46% supérieur au SMIC, ils ne le sont plus aujourd’hui que de 3%, alors que les profits se sont envolés.

* Le groupe a annoncé 3,7 milliards d’euros de profits en 2009.

La direction du groupe refuse toute discussion et engage des poursuites judiciaires contre les syndicalistes. Mais ils ne se laissent pas faire, la lutte continue.

En lutte depuis plus de huit semaines ceux de Fralib dans les Bouches-du-Rhône, demandent 200 euros de plus par mois. Ils ont calculé que cela représente deux centimes de plus par boîte de 25 sachets de thé qu’ils conditionnent.

Ceux de l’usine de Lemeur dans l’Oise sont en lutte contre la délocalisation de leur unité en Pologne.

CATERPILLAR  est une Multinationale américaine détenue par les fonds de pension. C’est le N°1 mondial de la construction d’engins de chantiers avec  des sites dans 23 pays.

En 2009 le groupe a supprimé 20.000 emplois dans le monde. Il a consacré 558 millions de dollars à son plan de suppression d’emplois.

Dans le même temps, les dividendes versés aux actionnaires ont augmenté. Ils ont touché 3,5 milliards d’euros en quatre ans. Vive la crise, tout va pour le mieux pour le capitalisme.

En février 2009 les salariés du site d’Echirolles (Isère) avaient mené une lutte importante contre la suppression de 733 emplois.

La rencontre d’Echirolles 

Aujourd’hui, les délégués syndicaux, les salariés de tous les pays estiment indispensable de se concerter pour faire face à Caterpillar.

70 de leurs représentants venus du monde entier se sont réunis sous l’égide de la Fédération Internationale des travailleurs de la métallurgie,  à Echirolles, siège français de Caterpillar.

Que disent les syndicalistes ?

Denis Williams, américain : « Chez nous des dizaines de milliers de salariés ont été mis dehors ». Carl Galliman : « dan l’Illinois ils ont dégagé 50% des effectifs ».

Roger Lenoble président du comité d’entreprise européen : « on a perdu 4000 emplois en Europe en 2009, sans compter la France ».

Patrick Cohen, CGT à Echirolles : « La direction précarise, flexibilise ».

Del Percio délégué FGBT (Belgique)  ajoute : « Avec ce qui se passe en Grèce, on voit bien qu’il va falloir continuer de se battre en nous rapprochant les uns des autres ».

Il a raison, les capitalistes iront le plus loin possible dans l’exploitation. Seule l’action des salariés de tous les pays, ensemble, les fera reculer et imposera les revendications.

Le Brésilien Fernando Lopez  secrétaire général adjoint de la FIOM (Fédération mondiale des travailleurs de la métallurgie) à laquelle tous les syndicats français sont adhérents, participait à cette réunion. Interviewé par « L’humanité », à la question : Est-ce que vous pouvez gagner face à une multinationale telle que Caterpillar, il a répondu : « …Si on se bat tous ensemble, on peut obtenir des choses, empêcher des mauvais coups ».

Mais alors pourquoi la FIOM n’a lancé aucun appel à la lutte, donné aucun mot d’ordre ?

Parce que c’est une organisation comme la CISL ou la CES en Europe, d’accompagnement des politiques patronales. Elle « négocie » dans le dos des salariés, en partenaire du patronat international à partir des exigences de celui-ci. Cette ligne est d’ailleurs saluée par le journal financier « Les Echos » qui, dans un article sur le syndicalisme européen donne comme exemple

THALES groupe mondial de l’électronique et de l’aéronautique, qui vient de signer avec les organisations syndicales internationales un accord fixant les règles communes de l’entretien annuel avec ses 57.000 salariés.

Il faut bousculer tous ceux qui retiennent la lutte, qui composent avec le patronat.

C’est seulement la lutte de classe anticapitaliste qui fera reculer le capitalisme mondial.

« Prolétaires de tous les pays unissez-vous ». L’appel du Manifeste Communiste de Karl Marx qui a plus de 160 ans est plus que jamais d’actualité.

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