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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°148
Semaine du 17 au 23 mai 2010 L’action des anesthésistes, un exemple à suivre Venue de Marseille, de Nantes, de Strasbourg, de
Toulouse, toute la profession a manifesté à Paris au début de la semaine.
Commencé le 11 mars, le mouvement de grève des infirmiers (es) anesthésistes
diplômés d’Etat (IADE) se heurte depuis plus de deux mois au silence
gouvernemental. Leurs
revendications ? L’attribution du grade de master (niveau bac plus 5) au
diplôme d’infirmier avec le salaire correspondant et la garantie de
l’exclusivité des actes d’anesthésie aux seuls titulaires de ce diplôme. A
qui fera-t-on croire qu’en deux mois il n’était pas possible d’apporter une réponse à ces travailleurs en lutte ? Mardi 18,
l’action des anesthésistes en grève a contraint la Ministre à sortir enfin de
son mutisme. Comme il fallait s’y attendre, ce ne fut pas simple. Aux
manifestants qui demandaient une rencontre directe avec la Ministre, il fut
répondu qu’elle ne les recevrait pas, ils seraient reçus par un vague
collaborateur. Quand les
infirmiers (es) ont su que leur Ministre refusait de les recevoir, ils ont
aussitôt bloqué la gare Montparnasse. Peu de
temps après Roseline Bachelot a enfin répondu… * que la
reconnaissance à bac+5 des IADE serait effective avant la fin de l’année avec
les revendications salariales s’y rattachant. * qu’il
ne serait plus question de confier des actes d’anesthésie à des infirmiers
non-anesthésistes. Il faudra
maintenant obliger le gouvernement à tenir ses promesses. Reste qu’un grand
pas en avant vient d’être fait, qui n’aurait pas été possible sans la
détermination des manifestants d’aller jusqu’au bout pour faire plier ceux
d’en face. Les anesthésistes ont prouvé une fois de plus qu’il n’y a que
l’action unie de la masse des salariés qui paie. Bravo ! PS :
A part « l’Humanité » les médias ont été particulièrement odieux.
Ce qu’ils ont relaté de cette affaire c’est uniquement l’occupation des voies
de la gare Montparnasse. Pépy, le fameux président de la SNCF, celui qui
s’oppose farouchement à toute revendication des cheminots, s’est même déclaré
« absolument scandalisé». Ce qu’on
retiendra avant tout c’est que le gouvernement a dû céder face à la puissante
détermination des anesthésistes. On retiendra aussi que si la Ministre avait
dit oui quelques instants plus tôt aux revendications des anesthésistes en
grève depuis deux mois, il ne se serait rien passé à la gare Montparnasse.
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