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Hebdo |
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N°148
Semaine du 17 au 23 mai 2010 Strauss-Kahn – Sarkozy,
les interchangeables Directeur du FMI (Fonds Monétaire International) D.
Strauss-Kahn est un des tout premiers dirigeants du système capitaliste
mondial, responsabilité qui n’est pas confiée à n’importe qui et surtout pas
à un ennemi du régime. Strauss –
Sarkozy, quelle différence ? L’un est à la tête d’un gouvernement
capitaliste, la France en l’occurrence, l’autre est à la tête du plus grand
organisme de la finance mondiale. Les deux sont interchangeables sans risque
aucun pour le système en place. Pourtant
D. Strauss-Kahn s’est déclaré candidat à la candidature PS à la Présidence de
la République ! C’est dire le mépris dans lequel il tient les millions
de salariés qui subissent la politique actuelle et veulent se débarrasser de
Sarkozy. On prend
les mêmes et on recommence, jamais on n’avait été aussi loin. La
petitesse avec laquelle les médias se comportent vis-à-vis de l’un ou de
l’autre est éclairante. Jeudi dernier (20 mai) Antenne2 a longuement
interviewé DSK. Qu’a – t- il dit ? Que le FMI avait sauvé la finance
mais que d’autres sacrifices (pour les peuples évidemment !) étaient
indispensables. Et de citer les salaires, les retraites, la protection
sociale… Pour DSK, surtout pas de « dogme », ni pour la retraite à
60 ans ni pour le reste. Pas une seule fois, il n’a évoqué la responsabilité
du capital mondial. Du Sarkozy presque mot à mot. A
de petits détails près, la position de DSK est celle du PS qui vient de
sortir un document dans lequel il indique qu’il faudra cotiser 41 ans 1/2 en
2025, que l’on pourra aller vers « la retraite choisie »,
système « universel et personnalisé ». « Martine
Aubry et D. Strauss-Kahn s’installent dans un duel à distance » titrait
un quotidien cette semaine. Pourquoi ? L’ambition sûrement, la défense
des salariés, sûrement pas.
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