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N°148 Semaine du 17 au 23 mai 2010

 

La retraite selon le PS

Il y a à peine un mois M. Aubry, première secrétaire du PS, suivie d’autres caciques de son parti (Valls, Collomb, Hollande…) déclaraient que l’âge du départ en retraite devait être repoussé à 62 ans minimum. Mais 2012 et la présidentielle se profilant, le bureau national du PS prenait maintenait le « symbole » du départ à la retraite à 60 ans. Ce n’est en effet pour le PS qu’un symbole puisque sur l’autre volet, l’allongement du nombre d’annuités nécessaires pour partir, le PS n’a pas pris position. Or l’âge de départ étant tributaire du nombre d’annuités, on sait aujourd’hui qu’il est impossible de partir à 60 ans lorsqu’on commence à travailler à 20 ans passés, voire 25 ans. Les 60 ans ne sont donc plus qu’un droit formel, d’où le silence démagogique et opportun du PS sur le nombre d’annuités. Car, sur le fond, le PS est d’accord avec le gouvernement et le MEDEF. Ce n’est pas nouveau. En 2002 Jospin, Premier ministre de Chirac, avait accepté au sommet de Barcelone le principe de reculer à 65 ans le départ en retraite des Européens.

Le PS veut aussi augmenter la cotisation de l’employeur et du salarié de 0,1% (pour commencer) chaque année à partir de 2012. Excusez du peu.

Pour Communistes, pour tous ceux qui seront dans la rue le 27 mai l’objectif est le maintien à 60 ans voire 55 ans du départ en retraite après 37.5 années d’activité, le maintien intégral du régime par répartition, avec le montant des pensions à 75% du salaire. Au lieu de cadeaux offerts par tous les gouvernements depuis des décennies, imposons au capital de passer à la caisse.

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