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Hebdo |
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N°149
Semaine du 24 au 30 mai 2010 Quand Chérèque se confie Le dirigeant de la CFDT a été longuement interviewé par
le quotidien financier « Les Echos » du 26 mai. A la
veille d’un grand mouvement national, un secrétaire national d’un grand
syndicat n’aurait-il rien d’autre à faire qu’à converser aimablement avec un
journaliste du plus grand quotidien financier français ? Dans
cette interview Chérèque était en confiance, ce qu’il a dit était éclairant.
Partant uniquement des positions gouvernementales et patronales, il a déclaré
à propos des retraites qu’il allait « essayer d’obtenir des mesures qui
atténueraient les effets d’une telle décision ». Pas un seul mot pour
dire que le capital peut largement payer ! Questionné
sur le congrès de la CFDT (du 7 au 12 juin) il répond « que son syndicat
va discuter des conditions dans lesquelles il peut accepter un allongement de
la durée de cotisation et qu’il poursuivra ses réflexions sur la fusion à
terme des différents régimes, ce qui porte en germe la question d’une réforme
systémique ». Refuser de faire payer le capital, on voit où ça
mène ! Chérèque
aime le PS, il se réjouit que celui-ci accepte sans contrepartie la réforme
de 2003 et qu’il aille même au-delà. Il constate que le PS parle d’une
retraite à la carte « qui peut se rapprocher de nos propositions de
réforme globale du système » Cette
interview datée à la veille du 27 mai, montre dans quel état d’esprit le secrétaire de la CFDT abordait cette journée d’action.
On vérifie du même coup que les obstacles que le mouvement revendicatif
rencontre actuellement sur sa route, se trouvent aussi dans le comportement
de dirigeants syndicaux tels Chérèque et d’autres. Il
faut que partout dans les entreprises, l’exigence de l’action
nécessaire pour faire reculer gouvernement et patronat s’exprime plus
fort. Il faut bousculer tous
ceux qui la freinent.
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