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N°149 Semaine du 24 au 30 mai 2010

 

On nous écrit

Deux poids, deux mesures…

Pourquoi les vendéens et charentais doivent démolir leur maison, même celles qui n’ont pas été inondées.

… D’un côté on prive des pauvres gens de leur habitat, ceci à cause de risques de danger futur. C’est vrai qu’il y a eu des morts mais les habitations qui n’ont subi aucun dégât, pourquoi devraient-elles être détruites ? Parce qu’il s’agit de logements d’ouvriers ou de retraités ayant économisé toute leur vie pour avoir un bien à eux ?

De l’autre côté, la côte d’azur région touristique où tout est fait pour le profit !! Le coup de mer du 4 mai en Méditerranée a détruit des restaurants de bord de mer. A une semaine près le festival de cinéma de Cannes battait son plein : combien de victimes à ce moment-là ? Combien en pleine saison avec tous les établissements bondés ? Combien sur les plages privées des palaces de Menton à Cannes ?

Il n’est pas de bon ton d’interdire à ces établissements de pouvoir exploiter le bord des plages faisant parties du domaine public. Ils peuvent dire merci à leurs édiles de vouloir déclarer en toute urgence la Côte d’azur en « zone sinistrée » car la saison d’été approche et les exploitants de ces établissements sont de « bons agents » électoraux…

Il est bien vrai que « l’on soit riche et puissant ou pauvre et misérable » la loi n’est pas la même : on nous oblige de démolir votre bien acquis au cours de votre vie de travail, ou bien on vous autorise de reconstruire sur le bord de la Méditerranée pour le profit.

Mais que fera-t-on au prochain coup de mer en pleine saison ? Qui prendra la responsabilité d’avoir donné l’autorisation de réoccuper les plages publiques ? Qui expliquera aux familles ce qui, peut-être, pourrait arriver ?

Doit-on, en France ainsi que dans les autres pays bordant cette mer dite calme, laisser faire le profit au détriment de vies humaines ? Doit-on dire « amen » à tout ce que nous disent les élus ? A-t-on le droit de continuer à mettre dans la balance les profits des uns et la misère des autres.

Disons non à cette politique et faisons le savoir.

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