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N°153
Semaine du 28 juin au 04 juillet 2010 ALIGNEMENT VERS LE BAS C’est le mot d’ordre du patronat et des gouvernements.
Trois exemples dans l’actualité. Fiat. Le constructeur
italien fait fabriquer ses Fiat Panda en Pologne, pays à bas salaires, et
projette de fermer son usine de Promigliano (Italie du Sud). Pour montrer
qu’il lutte contre le chômage en Italie Fiat propose de rapatrier la
fabrication de la Panda avec un chantage à la clé : travail en 3 x 8 six
jours par semaine, heures supplémentaires, suppression des pauses,
licenciement en cas d’arrêts trop fréquents, sont les exigences de Fiat. Et
de soumettre ses propositions au vote du personnel. Les trois
confédérations syndicales ont appelé à voter pour les propositions du patron.
Malgré cela 38% des salariés ont
voté contre ce qui porte un coup aux prétentions de Fiat qui espérait 70% de
oui. C’est aussi un désaveu pour les syndicats qui bradent les intérêts de
salariés pour le profit capitaliste. Le ministre du Travail se dit
catastrophé du résultat. Affaire à suivre. Général
Motors
(Strasbourg) G.M.
possède une usine fabriquant des boîtes de vitesses à Strasbourg. Sa
fermeture était envisagée. Pour maintenir son activité la direction propose
de faire fabriquer en France des boîtes produites au Mexique. Les conditions patronales :
blocage des salaires, suppressions de divers avantages pris en charge par GM,
perte de 50% de l’intéressement, abandon de jours de RTT. « Aujourd’hui
on nous demande de nous aligner sur les Mexicains, demain se sera sur les
Chinois », déclare le représentant de la CGT. Il a raison. La CFDT
est satisfaite de ce transfert de fabrication ! Quant
à Peugeot. Après un
violent orage de grêle Peugeot Sochaux a dû arrêter sa production pendant
deux jours en juin. Pour compenser la direction envisage de faire travailler
3500 ouvriers le 14 juillet. Dès
l’annonce de cette prétention, des débrayages ont lieu sur les chaînes, la
CGT se prononce contre et appelle les ouvriers à ne pas venir le 14. Les
autres syndicats eux demandent un meilleur paiement des heures travaillées ce
jour-là. Un Comité
d’Entreprise sera réuni le 30 juin pour enregistrer la décision de la
direction. Ces
trois exemples montre que le patronat ne recule devant rien pour sauvegarder
et accroître ses profits. A cela une seule réponse : la lutte. http://www.sitecommunistes.org |