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N°154  Semaine du 05 au 11 juillet 2010

 

CONTRE LES COUPES BUDGETAIRES :

LA LUTTE

Dans une interview aux « Echos » F. Baroin ministre du budget a détaillé les mesures envisagées par le gouvernement pour ramener le déficit public de 8 à 6%. D’emblée il cadre :  «la France n’a jamais accompli un effort aussi considérable »….. «  Il faut trouver 40 milliards entre 2010 et 2011. Un premier volet de 15 milliards correspond à la non-reconduction des mesures du plan de relance ».

 

Première observation : si certaines de ces mesures amputent le plan de relance, que devient cette dernière ? De la « rilance », le bon mot de Mme Lagarde, il ne reste que la rigueur comme en témoignent les mesures annoncées. En clair pour les Français pas de relance, donc pas de croissance, moins de consommation, moins d’emplois. C’est la spirale du déclin et de l’appauvrissement du pays et de ses habitants. Ajoutons dans le même registre que les « Echos » ont publié d’autres chiffres, ceux de la masse salariale qui a baissé de 1,3% en 2009. Ce n’était pas arrivé depuis 1949. Les causes en sont simples le fort chômage et la baisse des salaires !

 

Plus loin Baroin prévient que les efforts peuvent être plus importants (surtout que la croissance prévue de 2.5% est un objectif difficile à atteindre). Il prévient « nous nous adapterons si c’est nécessaire y compris en réalisant des efforts supplémentaires par rapport à ce qui est prévu ». Autrement dit, ils veulent taper plus fort selon la conjoncture politique. Il devient donc évident que la riposte va devoir être à la hauteur dès la rentrée contre ce plan qui nous agresse. Le 7 septembre doit être une première réponse à ces mesures et cette journée doit avoir des lendemains immédiats pour les stopper !

Quant à ces mesures antisociales, elles sont une attaque en règle. Quelques-unes illustrent leur portée :

-          suppression de l’APL aux étudiants ou suppression de demi-part fiscale par enfant à charge. Au choix !

-          l’allocation aux adultes handicapés si elle est encore augmentée pour l’instant de 25%, cette augmentation sera étalée sur 6 ans au lieu de 5.

-          Plan de suppression de 100 000 emplois de fonctionnaires en 3 ans et de 200 000 sur 6 ans.

-          Hausse probable de 2 points de la TVA

-          Il se dit par ailleurs que le taux de TVA de 5.5% dans le bâtiment pourrait être remonté autour de 10%

 

Par contre, la suppression de l’exonération des cotisations patronales (concernant les salaires au niveau du SMIC) n’est envisagée que pour les associations et structures agrées. Industriels et autres patrons continueront, eux, de profiter de cette exonération qui, avec la suppression de la taxe professionnelle représente 140 milliards d’euros de cadeaux fiscaux.

 

Mais cette vague de mesures ne s’arrête pas au caractère fiscal. Puisque avec la réforme des retraites c’est aussi l’assurance maladie ou plutôt les assurés sociaux qui vont subir une nouvelle vague de restrictions. Le but du gouvernement est d’économiser 2.2 milliards sur la santé des malades. 21 mesures sont proposées par l’assurance maladie au gouvernement qui tranchera cet automne. Pour l’essentiel ce sont des malades aux régimes des affections longue durée (ADL) qui pourraient être sortis de ce régime. Cela concerne les pathologies cardio-vasculaires, les cancers, le diabète ou encore la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Autre coup envisagé : la possibilité pour les salariés en arrêt de travail de prendre cet arrêt à temps partiel « pour accompagner certains traitements ne nécessitant pas d’arrêt complet ». On imagine facilement les dérives que cela va entraîner de la part des patrons, de la sécu et des médecins avec les pressions sur les malades.

 

Répétons-le, face à cet ensemble d’attaques qui s’accélèrent et dont on mesure bien qu’elles vont aggraver encore notre vie quotidienne dans tous ses aspects, il est impératif de réagir avec détermination et vigueur. Le 7 septembre devra être une journée de riposte à la hauteur des attaques. Ne les laissons pas faire. Exigeons des organisations syndicales qu’elles engagent le combat contre ce capital qui détruit.

 

Rigueur sélective.

 

Les budgets de “rigueur” sont à l’ordre du jour dans les ministères (santé, éducation, emploi, etc…). Mais si les médias claironnent que la recherche et l’enseignement supérieur tirent leur épingle du jeu, ils sont plus discrets sur le budget maintenu du ministère de l’intérieur (loi de performance pour la sécurité intérieure) et sur celui de la défense, soit pour ce dernier 30 milliards en 2011 et 31 milliards en 2013.

 

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