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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°155 Semaine du
12 au 18 juillet 2010 LA LUTTE DE CLASSE RESTE UNE REALITE Le soi-disant dialogue
social dans les TPE (très petites entreprises – de onze salariés) en est
l’illustration. Acte I. Les
organisations syndicales discutent avec le patronat MEDEF et CGPME pendant
des mois, sans résultat devant le refus patronal.+ Acte II. Le gouvernement
propose alors un texte de loi qui vide le projet de toute possibilité
d’intervention syndicale dans l’entreprise. Il propose la mise en place d’une commission territoriale
élue par les salariés, dont les
avis seront facultatifs, sans aucun pouvoir
d’intervention sur le terrain sur des questions aussi élémentaires que
l’hygiène, la sécurité, les conditions de travail, le paiement des heures
supplémentaires. Acte III. C’en est
encore trop pour le patronat qui avec l’appui des députés UMP à l’Assemblée
Nationale fait repousser la loi. Acte IV. Le groupe
socialiste vote pour le texte du gouvernement. Le député A. Vidalies explique
ce vote : Nous soutiendrons ce texte pour éviter la politique du pire. Le pire est sans doute
pour lui que dans les entreprises grandes ou petites les salariés se dotent
de syndicats combatifs qui défendent leurs revendications. Mieux vaut leur donner
une coquille vide. Oui, la lutte de
classe est toujours d’actualité. Cette farce sur le
dialogue social en est l’illustration. Patronat, pouvoir politique refusent
aux travailleurs le droit de s’organiser pour se défendre. L’existence d’un
syndicat combatif dans l’entreprise est toujours le résultat du rapport de
force entre patrons et salariés. Malgré l’été les luttes
se poursuivent : Sanofi contre les suppressions d’emplois, Lejaby (lingerie),
Technicolor (ex-Thomson) pour les mêmes raisons. Dans ce système capitaliste,
il n’y a pas d’autre voie. Prétendre le contraire c’est livrer les salariés
pieds et poings liés au patronat.
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