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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°157 Semaine du
26 juillet au 01 août 2010 DIVISION ET RIDEAU DE FUMEE Depuis le lancement de la
prétendue réforme de la retraite par répartition nous n’avons cessé de dire
qu’il s’agissait de réduire le coût du travail afin de permettre aux
capitalistes installés en France d’être moins chers, plus compétitifs (1) comme ils le disent
dans le cadre de la concurrence mondiale. Remarquons que le même discours est
tenu partout dans le monde pour assurer un maximum de profit. Dans notre pays, la
répartition des tâches est établie : le patronat se charge de la baisse
directe des salaires et son pouvoir politique « s’occupe » du
salaire socialisé (sécurité sociale, retraite, allocations). Les grandes
manoeuvres. La « gauche »,
les syndicats crient à l’injustice de la réforme en mettant en avant certains
aspects de celle-ci qui vont toucher les femmes, les carrières longues, la
pénibilité au travail. Certes ! Mais ils
gomment ainsi la première injustice qui serait le recul du départ en retraite
à 62 ans (67 pour toucher sa retraite à taux plein sans tenir compte de la durée
de cotisation) et l’allongement de la durée de cotisation pour tous. Le gouvernement
s’engouffre dans la brèche en laissant croire qu’il serait prêt à poursuivre
la « négociation » sur les questions soulevées par
« l’opposition » et les « partenaires sociaux ». Par
cette manœuvre, il vise avant tout à diviser les salariés et mettre un rideau
de fumée sur le recul que constitue son projet. L’exemple de la
pénibilité en est une bonne illustration. Devant la Commission
des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, E. Woerth a été clair. Pas
question de créer de nouveaux régimes spéciaux. Cela se fera au cas par cas
suivant un avis médical. Il exclut comme travaux
pénibles le travail de nuit, l’exposition aux produits chimiques, le port de
charges lourdes. Au total seuls 10.000 salariés seraient concernés
chaque année. C’est le miroir aux alouettes. Le but est de réduire le
montant et la durée de la pension. Et face à cette
réduction des pensions patronat et pouvoir ont leurs solutions. Ouvrir les
portes des retraites par capitalisation, à ceux qui en ont bien sûr la
possibilité financière. Après les assureurs,
c’est l’Association française des professionnels de l’épargne retraite qui
est sur les rangs et fait ses propositions. Il s’agit de drainer vers les
sociétés capitalistes l’argent des salariés. Sans surprise le gouvernement
est très favorable à cette idée. C’est dans l’action que
nous les ferons reculer et imposerons nos exigences. Ils craignent cette
action. Ainsi le journal « les Echos » (20. 07. 10) écrit : la
vie parlementaire a ses règles et ses usages. Si péril il y a, il
vient moins de l’Hémicycle que de la rue, de cette manifestation du 7 septembre… Ce journal propriété
du multimilliardaire B. Arnault a raison. C’est l’action, celle du 7 et
toutes celles qui doivent suivre qui feront reculer pouvoir politique et
patronat. Pour une retraite à 60
ans, trente-sept années et demie de cotisations, 55 ans pour les travaux
pénibles. L’argent existe pour cela. Allons le chercher où il est, chez les
capitalistes. (1)
Notons que l’Agence Française pour les Investissements
Internationaux publie le classement des pays « attractifs ». Dans
ce classement, la France est le 3ème pays le plus attractif après
les USA et la Chine. Le salarié français a une productivité horaire des
meilleures au monde et elle progresse à un rythme supérieur à celui de la
zone euro. On est loin des discours des Sarkozy et autres Parisot. http://www.sitecommunistes.org |