|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°162
Semaine du 30
août au 05 septembre 2010 A propos du « Sarkozysme » Depuis l’élection de Sarkozy, nombre de
bonnes âmes tentent de nous convaincre que nous vivons sous un régime
politique de nature différente du précédent. Qu’ils
soient de droite ou de gauche des journalistes, des experts en tous genres,
doctes professeurs formés dans les universités de notre société capitaliste
et qui en distillent les idées ont écrit à ce sujet,. Il s’agit là d’un
phénomène somme toute habituel, mais d’autres catégories de gens les
rejoignent. Dès
l’élection présidentielle, certains à gauche avaient prévenu que la nature du
régime était en jeu ; d’un peu partout, et pas seulement en France,
s’étaient élevées des voix demandant fermement à tous un alignement
inconditionnel pour barrer la route au dangereux Sarkozy. Certains avaient
même critiqué les positions de "Communistes" dont les militants
avaient refusé de choisir entre les deux tenants du Capital. On avait entendu
évoquer une soi-disant menace fasciste, ce qui prouve, s’il le fallait, que
les mots n’ont rien à gagner à être lancés à tout bout de champ, affadis ou
vidés de leur sens. Ce torrent de poncifs idéologiques consiste simplement à
présenter le gouvernement actuel comme le seul et unique responsable de tous
nos maux, en oubliant sciemment qu’il n’est pas arrivé "ex nihilo",
mais que, point par point, il a repris et aggravé les politiques de ses
prédécesseurs. Il est
notamment de bon ton d’insister sur le caractère personnel du pouvoir, ce qui
constitue une sacrée découverte après plus de cinquante ans de Vème
République, de critiquer la méthode des gouvernants plutôt que le contenu de
leur politique, avec le sempiternel reproche de manque de concertation. Depuis
quelques temps, certains en appellent à la défense des valeurs de la
République qui seraient attaquées par ce soi-disant "nouveau
régime". Plusieurs essayistes ont expliqué les phénomènes qui font de la
présidence de Sarkozy un retour à l’Ancien Régime ; et, depuis la
scandaleuse expulsion organisée des Roms et des gens du voyage, beaucoup de
voix dénoncent la trahison de ces fameuses valeurs de la République. Le mythe du nouveau
régime et des valeurs de la République Tout cela
n’est qu’un gigantesque leurre. Avec l’arrivée de Sarkozy à la présidence de
la République, la France n’a pas changé de régime politique ; c’est le
même depuis 150 ans : le capitalisme. Nous vivons toujours sous la
dictature de la bourgeoisie qui a choisi en 2007 pour gouverner celui de ses
représentants qui lui paraissait le plus efficace, le plus approprié, mais
qui en choisira un autre sans aucun état d’âme en 2012, si cela est
nécessaire. La République mythique
dont d’aucuns regrettent le bon temps et dont les valeurs seraient en danger
est en réalité de même nature : à preuve ceux dont on prend à témoin les
mânes, Voltaire et Montesquieu, les idéologues de la Bourgeoisie du XVIIIème
siècle avide de prendre enfin le
pouvoir politique et de changer la société à son avantage. Et si l’on veut
parler de l’expulsion des Roms comme contraire aux valeurs de cette
"République" ou de ces "Droits de l’Homme", il est
opportun de rappeler que Voltaire a puisé une partie de ses ressources dans
le trafic d’esclaves, le gouvernement "républicain" du radical
Daladier mit en œuvre depuis avril 1938 avec une particulière brutalité une
véritable chasse aux étrangers. Ces "valeurs de la République"
sont-elles celles de la IIIème, qui internait en 1939 les réfugiés espagnols,
certains brigadistes et les opposants politiques au nazisme, et qui donna
gracieusement à Franco l’or que la République espagnole lui avait confié en
dépôt ? Sont-elles celles de la IVème, qui mena les guerres coloniales
et recycla des vichystes notoires comme Robert Schuman, le valet des maîtres
de forges ? Sont-elles celles de la Vème, qui institua le pouvoir
personnel du président de la République, réquisitionna les mineurs en grève
et amnistia les généraux fascistes auteur du putsch d’Alger ? Cet
"avant" mythique est évoqué dans tous les domaines, y compris
économique et social. On en trouve une variante quelque peu déconcertante
dans cette phrase prononcée par un coprésident d’ATTAC lors d’une interview à
l’Humanité : « Il y a eu une déclaration de guerre des
milieux financiers et des gouvernements de l’Union européenne à l’État
social européen, avec l’appui du FMI. » On se demande bien ce que
peut être cet Etat social européen ! Il y a tellement de menteries à
nous faire avaler que, désormais, on ne parle plus de l’Europe sociale comme
d’un avenir (C’était déjà difficile à gober), mais comme d’un passé idéal révolu.
Tout cela n’a pas plus de vérité (encore moins) au niveau de l’Union
européenne que de la France, il n’y a jamais eu dans l’Etat bourgeois de
vertu ou de pureté originelle qu’il faudrait retrouver. Selon son
évolution, les dangers auxquels elle était confrontée, la société capitaliste
a évolué. Au stade impérialiste actuel, les capitalistes de France et d’Union
européenne ont besoin de réduire encore et toujours plus le coût de la force
du travail, en raison de la concurrence non seulement traditionnelle des
multinationales US mais aussi nouvelles, celle des multinationales chinoises,
indiennes, brésiliennes. Quelle que soit l’étiquette politique des
gouvernements de l’UE, ils appliquent à la lettre les mêmes mesures de recul
social, de retour au XIXème siècle que requiert la situation, du point de vue
du Grand Capital. Alors, pourquoi tout
ce battage idéologique ? 1. Il faut sauver
l’alternance et le mythe de la démocratie. D’un point
de vue strictement politicien, on pourrait dire qu’il faut bien organiser le
vote pour "l’autre candidat" en 2012 ; plus Sarkozy sera
noirci, moins les électeurs se poseront de questions sur l’absence de
différences politiques entre l’un et l’autre. Plus globalement, il s’agit
d’une entreprise de bien plus longue haleine, qui est décisive
idéologiquement parlant : le maintien du mythe de la démocratie. Le système dans lequel
nous vivons tire sa légitimité de l’élection à intervalles réguliers des
représentants du corps électoral, présentée comme le fin du fin du pouvoir au
peuple. Il s’agit bien sûr, là aussi, d’un leurre. Le suffrage universel
n’est qu’un instrument de domination de la Bourgeoisie, il ne sert qu’à
« décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe
dominante ira représenter et opprimer le peuple au Parlement » (Karl
Marx "La guerre civile en France"). Le système repose
aujourd’hui sur l’alternance et théorise l’idée qu’il existerait deux camps
politiques de natures différentes. Ce mensonge, pourtant savamment délivré à
longueur d’antenne et de colonnes de la presse écrite, a du plomb dans
l’aile.
Il est donc important tout d’abord pour les gardiens du temple capitaliste de
faire oublier un certain nombre de choses, par exemple que la privatisation
de la poste a commencé sous le gouvernement Rocard, éminent membre du PS. Prenons le
cas essentiel, de la casse du système des retraites et de la Sécurité
sociale. —
L’étatisation de la Sécurité sociale est en marche dès les années 80 avec
l’institution par le gouvernement Fabius (PS) de la CSG et est prolongée par
la mise en place du plan Juppé (RPR) en 1995, plan que les grévistes de
novembre décembre de cette année-là pensaient bien voir abrogé par le
gouvernement Jospin (PS) en 1997, lequel n’en fit rien. — La casse
programmée des retraites a pour origine le Libre Blanc de Rocard (PS) en
1990, appliqué en ce qui concerne le privé par Balladur (RPR) en 1993, pour
le public, par Fillon (UMP) en 2003,
et pour les régimes spéciaux par Hortefeux (UMP) en 2007. — Dans les
deux cas (retraites et Sécurité sociale) , les déficits ont une cause
unique et identique : la baisse des cotisations patronales, autorisée,
légitimée, encouragée par l’Etat, les fameuses "exonérations de
charges". L’organisation rationnelle de ces déficits ne date pas de
2007, mais de 1991 avec le gouvernement Rocard (PS). On sait que les exonérations de
cotisations consenties aux patrons depuis cette date sont aujourd’hui
supérieures au double des déficits cumulés des caisses de retraite et
d’assurance maladie. Diaboliser
Sarkozy permet donc de passer sous silence le rôle passé de la gauche et de
masquer ses intentions réelles si elle venait à gouverner de nouveau. La gauche
politique n’est pas la seule qu’un brouillard enveloppe. Les directions
syndicales confédérales ne sont pas en reste. Si l’on voulait tirer un genre
de bilan, on s’apercevrait que, depuis 20 ans, le gouvernement Fillon est
le seul contre lequel aucune action durable d’envergure n’ait été tentée dans
le secteur public. Ainsi, la direction de la CGT entretient la légende d’un
gouvernement plus dur que les autres, pour justifier le fait qu’elle ne
propose comme riposte que des grosses journées d’action suffisamment
distinctes les unes des autres pour qu’elles n’entraînent pas une lutte
durable. L’actuel
gouvernement piétine nos droits et impose des reculs sociaux majeurs, parce qu’il bénéficie de l’accord
unanime des organisations politiques et des directions syndicales, pour
maintenir le système capitaliste. Sans cet accord, sans la
complicité des dirigeants des forces politiques et syndicales qui sont
censées lui être opposées, jamais Sarkozy ne mènerait aussi facilement sa
politique. 2. Il faut brouiller
les repères idéologiques et établir un clivage. Pour
perpétuer le "modèle démocratique", il est indispensable à la
bourgeoisie de brouiller les repères idéologiques, ce en quoi la création du
concept de "nouveau régime" ou de "sarkozysme" est bien
utile. Ce brouillage est à l’œuvre depuis des décennies, spécialement depuis
la disparition des pays socialistes d’Europe de l’Est. Il s’agit d’empêcher
par tous les moyens une lecture de classe de tel ou tel événement, une
analyse de classe de telle ou telle politique. Pour cela,
les tenants du Capital instituent d’abord des idées dominantes qui doivent à
la fois paraître d’évidence et être peu évoquées ou discutées justement parce
qu’elles font consensus. On peut citer pêle-mêle : le concept de
totalitarisme, omniprésent à l’Ecole, qui présente l’utilité de
rassembler les régimes socialistes et fascistes contre toute vérité — l’idée
que le critère absolu de la démocratie serait l’élection des
représentants — l’idée que le marché, c'est-à-dire le fondement du régime
capitaliste serait la liberté absolue — l’idée que tous, quelle que soit
leur classe sociale, auraient des intérêts communs, et qu’ainsi, aider
financièrement les banques bien que pénible serait un mal nécessaire dans
l’intérêt de chacun — le concept de liberté de la presse, présentant
les journalistes comme le nec plus ultra de l’indépendance, alors qu’ils
roulent pour les patrons de presse, qui, eux, sont libres de défendre leurs
intérêts — l’idée que ce sont les capitalistes, les "chevaliers
d’industrie" qui font vivre tous leurs salariés, et non pas le
contraire. Tous ces
éléments ont ceci de commun qu’ils permettent de ne pas interroger la nature
de la société dans laquelle nous vivons. Voici un florilège de questions
gênantes et interdites : Quelle est la classe dominante ? Quel est
le mécanisme de l’exploitation ? Qui les gouvernants, les experts en
tous genres, les journalistes servent-ils ? Quel est le fil rouge de
l’idéologie dominante ? Pourquoi Sarkozy et Fillon, après d’autres,
mènent-ils une telle politique ? Pour que
ces idées dominantes ne soient pas contestées, il est nécessaire, pour le
Grand Capital, d’instituer un clivage officiel dont l’existence ne ferait pas
débat. C’est le fameux clivage droite/gauche, idéal parce qu’il ne
franchit pas la limite du capitalisme, les plus virulents des gens de
gauche étant tout au plus partisans d’un nouveau partage ou d’une
redistribution des richesses. Longtemps
ce leurre a fonctionné sur le rapport à l’Etat, plus d’Etat pour la gauche et
moins d’Etat pour la droite. Remarquons au passage que cette soi-disant
divergence permet d’établir une conception de l’Etat hors des luttes de
classes, comme une entité neutre placée au-dessus de tous et garante d’une
certaine justice. Ce qui tend à démontrer qu’en fait de clivage, il y a, au
contraire, identité de vue sur la conception de l’Etat. Or, au sens marxiste
du terme, l’Etat étant l’instrument de la domination d’une classe, la droite
n’a donc jamais voulu moins d’Etat que la gauche. 3. Il faut changer la
nature du clivage. Le stade
actuel du capitalisme, la baisse tendancielle du taux de profit, la
concurrence effrénée sur le
marché mondial font que ce clivage est de moins en moins vivace. Ainsi, en
France, le gouvernement qui, durant ces vingt dernières années, a le plus
privatisé, fut celui de Jospin. De plus en plus, aujourd’hui, le roi est nu ;
beaucoup de salariés perçoivent, sans forcément le dire ainsi, que les points
communs sont innombrables entre les hommes politiques de tous bords, dès lors
qu’ils ne sont pas marxistes. Le vrai clivage se dessine alors entre celles
et ceux qui sont pour la propriété privée des moyens de production et
d’échange et celles et ceux qui tiennent pour la propriété collective, les
partisans du régime capitaliste et les marxistes-léninistes. Il est
donc nécessaire de trouver autre chose, mettre en avant de nouveaux faux
clivages, qui ne sont pas traversés par la lutte des classes. C’est ainsi que
l’on peut expliquer toute cette offensive autour des "valeurs de la
République", arguant notamment du pouvoir personnel de Sarkozy pour en
faire un tenant de l’ancien Régime. Cela se conjugue à tous les modes et à
tous les temps : de l’expulsion des travailleurs sans papiers, comme si
Pasqua et Chevènement n’étaient pas passés par là à la conception
ultraréactionnaire de l’enseignement portée par Darcos, comme s’il n’avait
pas existé depuis longtemps un consensus préalable des pédagogues officiels
de la gauche et de la droite. Pour faire
avaler un tel mensonge, il est nécessaire d’organiser contre Sarkozy un
consensus plus large que la seule gauche. C’est pourquoi on en arrive à un clivage
somme toute assez simple : les sarkozystes et tous les autres. Ce qui explique
pourquoi politiciens et journalistes parlent de la politique de Sarkozy, la
seule et unique tête de turc : Sarkozy. Tout cela a un double
effet : rassembler contre lui mais aussi autour de lui et donc nous
faire croire à une opposition frontale et fondamentale. Le rassemblement
anti-Sarkozy, tel qu’il s’opère, permet de mieux comprendre l’appel à Bayrou
des socialistes ou de Cohn Bendit : ce n’est pas seulement politicien,
ce n’est pas seulement un virage à droite (il y a belle lurette que c’est
fait pour le PS français), c’est parce qu’il est vital qu’un tel clivage
existe dans la tête des électeurs afin que la farce continue. Il est essentiel pour
le grand capital que les salariés continuent d’y croire. 4. La gauche ne peut
s’en sortir autrement Le rôle de
repoussoir de Sarkozy est rendu d’autant plus nécessaire que la "gauche
de la gauche" a échoué dans ses tentatives de présenter une orientation
politique qui serait différente de toutes les autres. Le clivage Sarkozy/pas
Sarkozy est à l’heure actuelle bien plus pertinent que le clivage Front de
Gauche + NPA et Cie / tous les autres. La recherche effrénée d’autre chose
qui ne soit pas le socialisme, d’une solution anticapitaliste qui ne le
serait pas a fait long feu. Les
laboratoires comme Copernic où les divers machins altermondialistes sont
apparus comme ce qu’ils étaient : les chercheurs d’une nouvelle
alternance pour remplacer la vieille, truffée de plomb dans l’aile. Tout le
monde a bien compris qu’ils ne remettaient pas en cause le capitalisme. Il
n’est qu’à lire un autre extrait de la fameuse interview du coprésident
d’Attac : « Si on veut relancer l’emploi et l’économie, la mesure
prioritaire est la réduction du temps de travail. […] Une telle politique
susciterait l’hostilité des milieux financiers, qui prendraient des mesures
de fuite des capitaux et d’augmentation des taux d’intérêt sur la dette
française. Ça ne sera donc possible qu’avec une nouvelle régulation sur les
marchés financiers et les flux de capitaux. Mais on est hélas très loin d’une
telle rupture. ». Sans commentaires ! Les
opérations politiques autour du partage des richesses ont échoué (l’effet
Besancenot est bien retombé) ou n’ont pas vocation à former autre chose
qu’une force d’appoint (le Front
de Gauche sur le modèle de "Die Linke" en Allemagne). Chercher des
"solutions" sans s’en prendre au capitalisme ne pouvait donner
autre chose que de tels résultats. La cuisine qu’ils nous mitonnent nous
apparaît de plus en plus fade. Leur armée de sociologues et d’économistes a
réussi à fabriquer une conception de la lutte des classes vidée de son sens,
très courue parmi la classe moyenne et la petite bourgeoisie : une sorte
de bagarre riches / moins riches dans laquelle les seconds ne réclament
qu’une part du gâteau, une place si minime soit-elle dans la société
capitaliste, à l’instar de la petite bourgeoisie des universités en
1968 : que le grand capital leur reconnaisse un rôle à jouer et qu’il
daigne partager un peu les richesses. C’est
donc sur la classe moyenne et non sur la classe ouvrière que s’appuie cette
gauche ;
une gauche dont les responsables comme les experts n’ont plus la moindre idée
de ce que peut être le marxisme, tant leur recherche d’une troisième voie qui
n’existe pas leur a fait jeter et enterrer toute éducation politique qui ait
quelque chose à voir avec la lutte des classes. Combattons vraiment
la politique de Sarkozy ! L’antisarkozysme,
au sens de l’opposition à l’homme, à sa façon d’être et non au fond de sa
politique est donc à part entière une tactique du Capital. Au contraire de tous
ceux qui ânonnent en ce moment (jusqu’au pape nazillon, il a quand même un
sacré culot, celui-là !), ce n’est pas l’homme qu’il faut attaquer, ni
ses nuances avec ses soi-disant adversaires en réalité concurrents, mais le
fond de sa politique, qui est le même que celle de Rocard, Jospin,
Mitterrand, Balladur, Chirac, Raffarin et d’autres encore. Combattre
la politique de Sarkozy, c’est dévoiler le fin mot de l’histoire et dire que
nous sommes en présence d’une crise cyclique du capitalisme et non pas d’une
crise financière, comme le disent tous les hommes politiques de gauche, de
droite et du milieu ! Combattre
la politique de Sarkozy sur les retraites, par exemple, c’est ne donner
aucune prise aux autres discours qui vont dans le même sens que lui, comme
celui qui tient pour inévitable une réforme ! Combattre
la politique de Sarkozy, c’est dénoncer le capitalisme, évoquer la véritable
ligne de partage qui tient en une question : « Qui possède les
moyens de production et d’échange ? » ! Combattre
la politique de Sarkozy enfin, c’est favoriser, les luttes contre la
politique du capital, aider à leur développement, à leur construction, à leur
caractère massif et durable, seule condition pour gagner ! C’est
ce que font, partout où ils sont et avec leurs moyens, les militants de
"Communistes" et ce qu’ils continueront de faire, notamment dans la
perspective du 7 septembre : dans la lutte, contre le système
capitaliste et sans compromission.
http://www.sitecommunistes.org |