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Hebdo |
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N°166 Semaine du
27 septembre au 03 octobre 2010 EDF : la richesse française livrée au capital Le projet de loi sur la
nouvelle organisation du marché de l’électricité dite loi NOME)
adoptée en première lecture à l’Assemblée Nationale, est en discussion
au Sénat. De quoi s’agit-il :
mettre EDF en conformité avec les directives de l’Union Européenne sur la
concurrence capitaliste. Deux dispositions
immédiates : 1-Les prix de
l’électricité vont flamber pour les usagers. La loi prévoit
l’ « harmonisation » des prix (par le haut bien sûr) afin de
permettre aux entreprises concurrentes de spéculer, de faire le maximum de
profit sur ce produit de première nécessité. Dans la même optique, le gouvernement
veut vendre la Compagnie du Rhône, remise sur le marché des concessions des
barrages, obligation de rachat de l’électricité produite par l’éolien ou le
solaire à un prix plus élevé que sa propre production. Les augmentations
annoncées vont de 7,1% à 11,4% en 2011, puis elles seront de 3,5% les années
suivantes. Rappelons que 3,2 millions de familles (soit 10 millions de personnes) sont
en situation de précarité énergétique, elles sont contraintes de restreindre
la consommation minimum jugée indispensable faute d’argent. 2- la loi impose à
EDF de mettre à la disposition de ses concurrents privés 25% du courant
produit par ses centrales nucléaires. C’est une entreprise de
destruction massive du système
énergétique français, cet outil formidable, dont les Français ont financé la
construction en payant leurs factures et leurs impôts. Elément stratégique de
la politique industrielle et social, ce grand service public créé en 1945 est
livré totalement aux appétits financiers. C’est l’indépendance énergétique de
la France qui est mise en cause. Déjà en novembre 2006 lors de la panne
géante d’électricité en Europe nous avions dénoncé les conséquences de la
privatisation en route (manque d’investissements et fragilisation des
installations). Aujourd’hui déjà des régions- Bretagne, Provence- sont au
bord de la rupture en électricité en période de grands froids et les habitants sont invités à réduire
leur consommation. Cette situation n’est
que la suite logique de l’ouverture du capital d’EDF-GDF à la concurrence en
vue de la privatisation. Or, c’est le
gouvernement de la gauche
plurielle de Jospin qui en 2001 a ouvert le capital d’EDF-GDF à la
concurrence et c’est le même Jospin qui, d’un commun accord avec Chirac au sommet européen de Barcelone
en février 2002, a pris
l’engagement de poursuivre les privatisations d’EDF-GDF, de la Poste et la
SNCF.
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