|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
Hebdo |
|
||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°167 Semaine du
04 au 10 octobre 2010 Retraites : la lutte grandit La première chose qui
frappe du mouvement de lutte contre la réforme des retraites est l’importance
de la mobilisation. Cet
engagement des salariés dans la
grève à deux reprises dans un laps de temps aussi court est inédit depuis
2003. La survie des retraites par répartition est très présente avec en outre
une envie d’arrêter enfin la casse que Sarkozy organise aussi et en même
temps, de la Sécurité Sociale, de
l’emploi, des droits des travailleurs ou des services publics. Journée de grève après
journée de grève, on voit fleurir des slogans qui vont bien au-delà des demandes officielles
contenues dans les diverses déclarations intersyndicales. L’exigence du
retrait de la réforme grandit et s’exprime crescendo, spécialement dans les
cortèges de la CGT. De même, on voit fleurir des autocollants, le plus
souvent issus d’organisations de la CGT, réclamant non seulement la retraite
à 60 ans à taux plein, mais aussi le retour à 37 ½ annuités pour tous ou la
pension au moins égale à 75 % du meilleur salaire. Les confédérations
syndicales sont dans une situation compliquée Leur bataille pour
poursuivre des tentatives anciennes de dénaturer le sens des luttes commence
à avoir du plomb dans l’aile. Le problème pour les Chérèque et compagnie,
c’est qu’une partie croissante
des salariés a désormais compris que seule la grève reconductible, pour
employer le mot le plus usité par les grévistes aujourd’hui, serait de nature
à emporter le morceau. La volonté
des salariés est que la lutte gagne mais ils savent également que le
gouvernement ne veut pas céder quoi que ce soit d’important. C’est vrai, le
patronat et le gouvernement ne sont pas prêts à lâcher, tant il est vital
pour eux de mettre en place cette réforme. Face à la concurrence effrénée des
multinationales US, mais aussi chinoises, indiennes, brésiliennes, et
d’autres encore, le taux de profit de nos capitalistes de France et de
l’Union européenne baisse ; il leur faut absolument rogner sur le coût
de la force de travail. Le gouvernement, qu’il s’agisse de Sarkozy ou du PS
et de ses amis, ne lâchera rien de significatif sans combat intense. A
l’intérieur de la CGT Des choses
apparaissent. Plusieurs fédérations et Unions départementales, des
entreprises appellent à
poursuivre la lutte après la 3ème grosse journée du 12 octobre,
notamment sous la forme de la grève reconductible. Les syndicats de la RATP
–CGT –UNSA- FO- SUD ont déposé un préavis de grève après le 12 avec appel à
la grève reconductible. Quatre fédérations de cheminots (CGT, UNSA, SUD et
CFDT) ont mis les choses en débat, elles doivent donner leur décision ces
jours-ci. La question de la grève reconductible est posée par les fédérations
de la Chimie, de l’équipement, des services publics et territoriaux, des
transports maritimes et des transports de province, par l’UD du 93, par les
syndicats –CGT – FO- SUD-UNSA- SUPAP/FSU de la ville de Paris. Dans un communiqué du
bureau de la fédération de la chimie , on peut lire: « Nous sommes
convaincus que gagner sur les retraites, c’est possible. Et après avoir fait
la démonstration le 7 et le 23 septembre, que la contestation avait une large
assise populaire, c’est en durcissant l’action, dans les
entreprises, sur l’ensemble des secteurs professionnels, en frappant les
patrons au portefeuille, qu’on arrivera à imposer nos revendications. C’est
pourquoi la FNIC-CGT appelle ses syndicats à débattre dès à présent
avec les salariés sur la question de la grève reconductible à partir du 12
octobre. ». Par
ailleurs, des salariés dans les entreprises, notamment à l’appel
d’organisations de la CGT sont en grève, non seulement sur la question des
retraites, mais sur les salaires, les conditions de travail, contre les
changements de statut : 10ème jour de grève des ports et
docks, des raffineries TOTAL de Marseille, des Monoprix, des personnels des
cantines scolaires, grève à l’hôpital Tenon à Paris, grève de 50% des
commerciaux PTT dans toute la
France le 5 octobre, dans
l’éducation nationale à Marseille ou dans les Hauts-de-Seine… Les
collectifs mêlant gauche politique et syndicale que certains auraient bien vu
comme fer de lance de la bataille n’ont pas le vent en poupe. Attendre 2012
pour que le PS et ses amis nous tirent de là, ne fait vraiment pas recette.
Les salariés sont beaucoup plus
nombreux à ne compter que sur eux-mêmes, sur leur action propre. Rendez-vous
le 12 Rappelons le rôle d’appui au gouvernement que
la CFDT a joué en 2003, permettant à Fillon de faire passer les décotes et
l’allongement du temps de cotisations dans le secteur public. Mais elle n’est
pas la seule. La question
politique de fond est loin d’être réglée : elle tient en une seule
question, faut-il une réforme des retraites ? Pour le PS et ses amis,
oui il en faut une. Eux et le gouvernement sont d’accord là-dessus– dessus
c'est-à-dire sur l’essentiel. Seul contre
tous, "Communistes" invite à ne pas tomber dans le piège. Parler
d’une autre réforme, c’est accepter l’idée qu’il y aurait un problème. Ce
n’est pas pour cela que Fillon, après le livre blanc de Rocard, les mesures
Balladur en 1993 et Raffarin en 2003, intervient à son tour; c’est parce que
tous les quatre s’inscrivent dans un projet de longue haleine de casse des
retraites par répartition. Il n’est nul besoin de réforme des retraites, les
richesses créées dans ce pays que les capitalistes possèdent sont largement
suffisantes pour financer nos retraites ! La
démonstration est en train d’être faite que seule la lutte résolue peut
permettre de gagner. "Communistes" apporte et apportera toute sa
détermination à aider cette lutte à grandir.
http://www.sitecommunistes.org |