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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°168 Semaine du
11 au 17 octobre 2010 UNE MOBILISATION TOUJOURS PLUS FORTE Ce 12 octobre, les
salariés ont démontré une fois de plus leur détermination contre la politique
du gouvernement. La colère grandit et le besoin du « tous
ensemble » est devenu le
mot d’ordre. Avec une mobilisation plus forte, l’autre caractéristique
de cette journée était la présence massive des jeunes. C’est en premier lieu
contre cette réforme des retraites, mais de plus en plus la question des salaires,
de l’emploi et des conditions de travail s’affirme. Le public et
particulièrement les transports ont très largement débrayé, mais c’est
également vrai dans le privé. De plus, les appels à la grève ne se limitaient
pas au 12 octobre. Dans de nombreuses entreprises, les salariés sont consultés pour la poursuite de ce mouvement. A ce jour les ports, plusieurs raffineries ont
décidé la poursuite de leur mouvement.
La RATP, la SNCF ont, par vote à bulletin secret,
également décidé la poursuite de l’action. Des débrayages ont également lieu
dans de nombreuses entreprises et dans des établissements scolaires sous
diverses formes. Cette manifestation du
12 octobre pleine de tonus avec la forte participation des jeunes portait
l’exigence largement exprimée par les manifestants : « retrait pur et
simple du projet ». Ces jeunes exprimaient aussi la question de leur
avenir immédiat avec leur entrée dans le monde du travail. Rien qu’un chiffre
édifiant : en 2 ans le nombre de jeunes de 25 ans qui recherchent un
emploi a augmenté de 72%. Bien entendu, le gouvernement affirme qu’il mènera
cette réforme à son terme. Leur
hâte à affirmer qu’il est trop tard et à faire voter ce texte, démontre, s’il
en était besoin, leur inquiétude.
Il est vrai, que ce
gouvernement trouve des alliés. Ainsi avec le FMI pour qui la réforme en
France va dans le bon sens, mais ne va pas encore assez loin. Cette
organisation est dirigée par Strauss- Khan. Ségolène Royal autre
socialiste interrogée le 12 au
soir sur TF1 ne dit pas autre chose quand elle affirme que si le PS revient
au pouvoir en 2012 « Nous rétablirons le droit de partir à 60 ans et
créerons les conditions pour ceux qui le souhaitent de poursuivre leur
carrière ». Duperie ! Car en maintenant le nombre d’annuités à 42
ans voire plus, il sera nécessaire de travailler au-delà de 60 ans, âge de
départ qui ne sera plus qu’un droit virtuel. La colère monte et le 16
octobre sera une nouvelle étape.
Jeunes, salariés,
retraités, privés d’emploi sont tous concernés. L’action doit encore
s’amplifier partout. C’est la seule et unique façon de faire reculer le
gouvernement et battre en brèche les prétentions du MEDEF et du capital. Avec les salariés
Communistes exige le retrait de ce projet, une retraite à taux
plein avec 37.5 annuités, le
maintien de l’âge du départ à 60 ans et 55 ans pour les pour les travaux pénibles.
http://www.sitecommunistes.org |