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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°169 Semaine du
18 au 24 octobre 2010 Jeunes : de la contestation à la colère sociale Depuis quelques jours,
lycéens et étudiants s’engagent dans la bataille contre le projet de loi sur les
retraites. Cet événement suscite beaucoup de commentaires voire d’inquiétude.
Ce mouvement qui prend de l’ampleur n’est guère étonnant, les jeunes qui
manifestent le font parce qu’ils perçoivent que leurs intérêts vitaux sont en
jeu. Nombreux issus de milieux populaires, ils connaissent les difficultés
que vivent leurs parents : les bas salaires, le chômage, les reculs
sociaux… Ils savent que leur premier emploi ce sera la case chômage ou les
petits boulots mal payés. Ils savent que venant de Neuilly ou de la Courneuve
leur chance dans la vie ne sera pas la même. Leur révolte est nourrie par
les injustices, leur ras-le-bol d’une société capitaliste qui sape leur
avenir. Tout les discours sur « circulez il n’y a rien
à voir » les renvoie à une condition où les décisions sont
prises à leur place. Politiciens de
droite, comme de gauche, sont fébriles face à cette contestation. Les uns craignent une
amplification de la révolte sociale embrasant toutes les couches de la
société et venant percuter les ambitions du capital de remettre en cause tous
les acquis sociaux. Les autres voudraient piper leurs voix pour 2012 et
éteindre le brasier social, ce qui converge vers un même objectif :
empêcher toute remise en cause du système lui-même. Ne voit-on pas le socialiste
Strauss-Kahn dirigeant du FMI, dont la politique affame des milliards d’être
humains, applaudir au projet de loi sur les retraites de Sarkozy et du
patronat, les socialistes Attali (responsable d’une commission voulue par
Sarkozy sur la relance) et Mingaud (Député PS et Président de la cour des
comptes) demander d’une même voix le blocage des salaires des fonctionnaires et la liquidation des
services publics. Ne voit-on, pas le député socialiste Valls conseiller aux
jeunes de ne pas manifester, F. Hollande renchérir « le rôle du PS n’est
pas d’organiser des mouvements de rue », tandis que Martine Aubry, leur
suggère d’attendre 2012 tout en omettant de leur dire qu’elle est, comme la
CFDT, favorable à l’allongement de la durée de cotisation. Il n’y a rien à
faire avec tous ces gens-là, ils sont des serviteurs zélés des intérêts
capitalistes, pas plus qu’avec ceux des Verts, du NPA au PCF et au front de
gauche qui veulent gouverner avec eux. Au contraire de ces
politiciens « Communistes » salue les luttes lycéennes comme
porteuse d’avenir, comme un lien entre les générations de ceux qui ne vivent
que de leur travail et refusent la politique de régression sociale. Alors
oui, lycéens, étudiants, salariés, tous ensemble pour faire reculer le
pouvoir et ouvrir de nouvelles perspectives de changement réel.
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