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N°169 Semaine du
18 au 24 octobre 2010 RETRAITES, Tous ensemble de plus en plus fort L’action s’étend, se
renforce partout Depuis le 12 octobre,
des grèves se poursuivent, d’autres se décident, les actions s’élargissent,
se multiplient dans tout le pays. *A la SNCF, les
cheminots reconduisent la grève, chez les roulants (conducteurs et
contrôleurs), le taux de grévistes est en hausse. A la RATP, de nombreuses
lignes restent mobilisées, des grèves sont reconduites comme sur la ligne B du
RER. *Les 12 raffineries TOTAL de la métropole sont en grève.
Le gouvernement a envoyé les forces de répression (vendredi matin) pour
libérer les accès de plusieurs dépôts, cela n’a pas entamé le mouvement de
grève, au contraire il s’est élargit. *Les routiers ont décidé
de se mobiliser aussi à partir de lundi. *Des grèves
reconductibles, tournantes, de plusieurs heures, d’une ½ journée… ont lieu
dans de nombreux établissements d’enseignement, dans les hôpitaux, à la
poste, dans les aéroports, chez Sanofi-Aventis, à Renault Cléon, dans de
nombreuses entreprises. Les éboueurs à Paris et à Marseille sont en grève. 46
cantines scolaires à Bordeaux sont fermées… Des initiatives aux portes des
entreprises, des mobilisations
sous de multiples formes se développent partout chaque jour. Selon un sondage
BVA du 13 octobre dernier, 54%
des personnes interrogées sont favorables à une grève générale comme en 1995. Ce samedi 16 octobre
plus de 3 millions de personnes ont manifesté. Les jeunes qui sont entrés dans l’action pour défendre leur avenir
étaient très nombreux. Le mot d’ordre de
retrait de la réforme était massif, présent dans tous les cortèges. De plus en plus les
salariés expriment la nécessité, la volonté d’agir tous ensemble, de plus en
plus fort pour contraindre Sarkozy et le capital à reculer. Cette exigence
d’élever la lutte de plus en plus largement, ensemble partout, a conduit les
centrales syndicales à appeler à une nouvelle journée de grèves et de
manifestation le 19. Les salariés savent qu’il faudra aller plus loin. Ils ont de plus en
plus conscience qu’au-delà de la réforme des retraites, si on ne le stoppe pas, Sarkozy avec le
capital va pousser de plus en plus loin l’exploitation du peuple. Quelle la question
posée aujourd’hui ? Réforme des retraites,
réductions drastiques des dépenses publiques dans le budget 2011, plan choc
de la Sécurité Sociale pour faire payer
encore plus les malades, blocage des salaires, casse de l’enseignement public,
achèvement des privatisations (EDF – Poste – SNCF) – nouvelle mouture du
rapport de la commission Attali qui préconise d’aller encore beaucoup plus
loin sur toutes ces questions… Toutes ces réformes,
ces mesures, visent un seul et même objectif : franchir une nouvelle
étape pour abaisser le « coût
du travail » pour le capital. Il s’agit de dégager de plus en plus le capital
de tout paiement sur les richesses produites par les salariés. Le
capitalisme ne connaît qu’une chose, le profit maximum. Il ne veut plus rien
payer. Les salariés, les jeunes, les retraités, les chômeurs doivent payer.
Il faut supprimer tous les acquis sociaux. « Compétitivité »
revient régulièrement dans les discours officiels. C’est pour répondre à
l’exigence de « compétitivité » du capital que Sarkozy doit mener
de front cet ensemble de « réformes » et mesures antisociales. Exiger le retrait de
la réforme des retraites Il y a de l’argent,
beaucoup d’argent (en 2009, 922 milliards de richesses produites par les
salariés, 172 milliards de niches fiscales en faveur des entreprises… voir
nos articles ici). Cet argent est accaparé par le
capital. Il faut lui reprendre par la lutte. F. Chérèque appelle le
gouvernement à ouvrir le dialogue pour élaborer une bonne réforme ? Une
bonne réforme pour lui c’est augmenter le nombre d’années de cotisations
(adopté par le congrès de la CFDT) c'est-à-dire élever de fait l’âge de la
retraite. Quelle différence avec Sarkozy ? Dire qu’il faut une autre réforme, que Sarkozy doit
« négocier une autre réforme », c’est aller sur le terrain du
capital pour « négocier » jusqu’où doivent aller les reculs pour le
peuple. Il n’y a pas de problème
des retraites, il y a en France de quoi payer les retraites, la Sécurité Sociale, les dépenses publiques.
C’est pourquoi nos retraites ne sont pas négociables. La vérité sur la
politique du PS *Martine Aubry secrétaire du PS jeudi soir chez A.
Chabot, a expliqué qu’elle ferait tout pour revenir au pouvoir avec ses
alliés en 2012. Pourquoi faire ? A propos des
retraites : elle est prête à une concertation avec Sarkozy pour remettre
à plat la réforme et voir dans les mesures quelles sont les bonnes et les
mauvaises. Elle confirme que le PS est pour l’allongement de la
durée des cotisations « on sait qu’il faudra travailler plus
longtemps », elle est aussi pour l’augmentation des cotisations. (c’est
ce qu’elle appelle la liberté individuelle de partir ou non à la retraite à
60 ans !). Elle est pour la suppression des régimes spéciaux. *J.M.Ayrault président du groupe
socialiste à l’AN et Maire de
Nantes : « il faut qu’une discussion s’ouvre avec les
partenaires sociaux sur la base du projet actuel. Tout n’est pas forcément à
rejeter ». On lit dans « Le
Monde » un article signé M. Valls et J.P. Huchon président du Conseil
régional Ile de France : « Une
augmentation de la TVA en substitution d’une part des charges sociales payées
par l’employeur pourrait améliorer sensiblement la compétitivité de certains
secteurs industriels… baisser le coût du travail ». A Marseille où les salariés du port
sont en grève, les responsables
socialistes « demandent à la CGT de mesurer les dégâts causés
à l’économie ». Tout pour le capital.
Normal. Ils sont comme
Sarkozy pour préserver les intérêts du capital. Seule la méthode diffère
légèrement. Il ne faut pas se laisser duper, détourner par toutes les
manœuvres politiciennes qui vont s’accentuer à l’approche de 2012 dans le but
de récupérer le mécontentement, le mouvement social. C’est l’alternance au
pouvoir pour continuer la même politique, qui aggravera la situation peuple. Seule la lutte
clairement anticapitaliste, de plus en plus large, de plus en plus forte et
déterminée et tous ensemble peut les faire reculer. C’est la seule
alternative possible. Il faut continuer à développer l’exigence, en bas dans
les entreprises, pour bousculer ceux qui freinent la lutte ? Il faut
reprendre au capital ce qu’il nous vole. COMMUNISTES contribue avec toute sa détermination
à développer cette lutte-là.
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