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Hebdo |
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N°172 Semaine du 08 au 14
novembre 2010 Droite et PS, main dans la main assassinent l’hôpital public L’adoption de la loi du 25
juin dite : « loi hôpital, patients, santé, territoire »
se met en œuvre en particulier avec la mise en place des vingt-six agences
régionales de santé. Si l’on doit cette loi à l’UMP, le PS participe
directement à sa mise en œuvre. Ainsi pour la région Ile-de-France, c’est
Claude Evin ancien ministre socialiste de la santé qui a été nommé en conseil
des ministres le 30 septembre 2009. Dans ces déclarations, il se présente
comme un chaud partisan de la réforme. Pour lui comme la Ministre Bachelot,
il n’y a pas de manque de moyens ni de personnel dans les hôpitaux, il y a
seulement des problèmes d’organisation qui vont se résoudre grâce à la mise
en œuvre de la loi. Par exemple en Ile de France, sur 54 blocs opératoires,
seuls 7 hors Paris seraient de service de nuit ! On mesure les dégâts
potentiels d’une telle mesure surtout sur des territoires aussi étendus que
les Yvelines ou la Seine et Marne. Cette organisation des
territoires de santé est
incompatible avec l’accès au soin de tous dans des conditions de
sécurité optimales. S’y ajoute la liquidation programmée de l’hôpital public
et de milliers d’emplois. Ainsi, de plus en plus de personnels hospitaliers
sont embauchés sur des contrats à durée déterminée y compris les médecins. De
nombreux services sont externalisés et confiés au privé. Une telle situation
devient intenable et suscite des mouvements importants parmi le personnel.
Ainsi le 3 octobre quarante-quatre établissements étaient-ils en grève en
Ile-de-France. À l’hôpital Thenon à Paris l’action dure déjà depuis deux
semaines. Le privé se frotte les mains, la manne des soins devrait rentrer
dans son escarcelle avec plus de vigueur. En effet, dans le cadre de
« partenariat public privé » coexisteront sur une même lieu des
hôpitaux public et privé. Le privé d’ailleurs par la voie de son organisation
patronale réclame la gestion de la sécurité sociale. Vous pourrez rentrer aux
urgences du service public et vous retrouver dans la clinique privée. Bien
entendu, ce sont les patients qui seront rackettés. Quand la région
Ile-de-France dirigée par une coalition PS, Verts et Front de gauche met en
avant dans son orientation budgétaire 2011 les partenariats public privé
comme solution au financement, elle participe à sa façon à la liquidation de
la protection sociale voulue par le patronat et le pouvoir. Nous, nous sommes
résolument avec les salariés qui se battent pour empêcher la liquidation de
l’hôpital public et de la sécurité sociale.
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