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N°172 Semaine du 08 au 14
novembre 2010 Salaires, troisième année noire en vue pour les augmentations
salariales titre le journal financier « les Echos » En 2011 les augmentations
générales seront inférieures à 1% estime le cabinet Hewitt France, spécialisé
dans l’étude des rémunérations. En 2010 déjà, les augmentations
de salaires avaient atteint le plus bas niveau depuis 25 ans. Les négociations
annuelles obligatoires ( dites NAO) viennent de commencer dans les
entreprises. Elles ont pour objet de fixer les augmentations de salaire pour
l’année à venir. Les patrons ne veulent rien lâcher. Tout pour le
capital. C’est ce qui ressort des
premières négociations qui ont commencé. Par exemple, la Société Générale qui a
réalisé en neuf mois les profits prévus pour toute l’année 2010 - 3,04
milliards d’euros - prévoit un taux de paiement de dividendes aux
actionnaires de 35%. Pour les salaires, elle propose 0,7% d’augmentation.
Pour tenter d’enrayer la colère des salariés, elle leur propose le versement
d’actions gratuites sous condition de rentabilité et, pas avant 2012. Autant dire en monnaie de singe. « L’heure est à
la rigueur, malgré la reprise », écrit le journal « Le
parisien ». La rigueur pour les
salariés, pas pour les actionnaires. Les entreprises du CAC 40 ont bondi de
85% au premier trimestre 2010. En 1 an ½ (2009 et le premier semestre 2010), elles ont engrangé 89
milliards d’euros de profits. Dix
entreprises du CAC40 ont à elles seules 145 milliards d’euros de
liquidité en caisse. Leurs craintes :
la lutte des salariés « les Echos »
exprime la crainte patronale.
Ils écrivent : certains redoutent l’impact du climat social sur les
discussions.
Les NAO sont obligatoires. Ce qu’il n’est pas obligatoire c’est qu’elles
aboutissent à la satisfaction des revendications. En 2010, il y a eu de
nombreuses luttes pour les salaires,
chez Ikéa, Arcelor Mittal, Airbus, Total, les chauffeurs de Bus dans
plusieurs villes, chez Chanel, Sanofi-Aventis etc… Ils ont raison de
craindre les luttes, elles seules peuvent faire céder le
patronat et l’Etat patron.
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