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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°177 Semaine du 13 au
19 decembre 2010 146 milliards d’euros : Un confortable bas de laine pour
les géants du CAC 40 En plus des 83 milliards
d’euros de profits annoncés pour 2010 (+71% sur 2009) dont la plus grosse
part va aux actionnaires (+110% ) pendant que les salaires sont bloqués, les
stars du CAC 40 se vantent d’avoir un très confortable bas de laine :
146 milliards de liquidités dans leurs caisses. « De mémoire de
banquier, jamais les multinationales françaises n’ont dégagé autant de
cash » affirme Daniel Lebègue président de l’Institut français des
administrateurs. Ce qu’ils en
font : *Ils construisent
dans les pays émergents, particulièrement en Asie, des usines, des centres de
distribution, des bureaux d’étude,
dans les pays à bas coûts où les profits immédiats sont les plus
élevés. Selon les statistiques
publiées récemment par le Boston Consulting Group, la rentabilité des
capitaux investis dans ces pays est de 17% par an sur la dernière décennie. Par exemple, -Alsthom annonce 4000
licenciements en Europe et aux Etats-Unis, pour un mois plus tard inaugurer à
Tianjin (Chine) une usine de Turbines hydroélectriques. Le groupe Lafarge
(ciment) affecte 80% de ses nouveaux investissements hors Europe occidentale,
Saint-Gobain alloue seulement 20% de ses investissements en France, etc … *Ils rachètent des
entreprises en Europe, aux USA pour mettre la
main sur de nouveaux marchés. Les acquisitions, les OPA (Offres Publiques
d’Achat) sont relancées. -Sanofi-Aventis met 18,5 milliards d’euros sur la
table pour acquérir l’américain Genzyme, - GDF-Suez s’apprête à
acheter le britannique International Power. -Renault est prêt à devenir majoritaire dans le capital du russe AvtoVaz
(Lada). Il va débourser pour ça un nouveau milliard d’euros. etc… *Ils relancent la
spéculation à toute allure « A peine rétablis,
les fleurons de la cote se remettent à faire de la gonflette » écrit
« l’Expansion ». Gonfler les profits par tous les moyens, tel est
le credo des multinationales. Ils achètent leurs
propres actions : Au seul premier trimestre 2010, les 120 plus grandes
sociétés françaises ont réalisé pour 641 millions de rachats de leurs
actions. Concrètement,
ils achètent leurs actions, ils les détruisent, les rendant ainsi plus rares
et donc plus chères. C’est ce que fait par exemple, Sanofi-Aventis, le
BNP-Paribas, Essilor etc… pour faire grimper les cours. D’autres, comme
CDF-Suez, France-Télécom ou EDF mettent de l’argent pour racheter leurs
obligations (c'est-à-dire leurs emprunts). Ils nourrissent ainsi la
spéculation qui n’a jamais cessé ( alors que les Etats injectaient des
milliards de dollars dans les banques et les entreprises). En mars 2010, une
étude montrait que depuis le
début de la crise, dans le monde, 3.400 milliards de dollars étaient partis
en fumée sur les marchés financiers depuis le début de la crise. Tout cela se
fait au détriment des salaires,
de l’emploi, des investissements industriels. Ces quelques exemples
confirment que le capitalisme ne peut pas se réguler. Toutes ces belles âmes
du PS et de ses amis qui expliquent qu’il faut « contrôler les
marchés » dupent l’opinion. La seule façon de stopper le capital est de
le combattre.
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