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Hebdo |
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N°179
Semaine du 03 au 09
janvier 2011 FIAT, un bel exemple pour le capitalisme En Italie, l’empire industriel de
Fiat, vient d’être séparé en deux. D’un coté l’automobile- Fiat, Lancia,
Ferrari, Alfa Romeo, Maserati- de l’autre le poids lourd- Ivéco- et le
machinisme agricole.Les deux nouvelles entreprises viennent d’être cotées
avec succès en bourse : + 3% par rapport à l’ancienne cotation Fiat. Une
opération réussie pour les spécialistes menée par le PDG S. Marchionne. La casse de tous les
acquis sociaux. C’est la clé de cette
réusssite. Dans les deux principales usines Fiat en Italie- près de Naples et
à Turin- les salariés ont été soumis à un chantage à la fermeture s’ils ne
consentaient pas à l’abandon d’avantages acquis et à de nouveaux horaires de
travail encore plus contraignants : abandons de temps de
pose, dix heures de travail par jour, 15 samedis de travail par an si le
besoin s’en fait sentir et surtout les usines sont considérées comme de
nouvelles entités juridiques ce qui permet de licencier les salariés et de
les réembaucher, ou non, avec de nouveaux contrats de travail qui seront hors
champ de la convention collective. Pas question bien sûr d’augmenter les
salaires. A cela s’ajoutent des milliers d’ouvriers en chômage partiel qui
touchent au maximum 850 euros par mois. Lors des référendums
organisés par la Direction pour faire accepter ses mesures par les salariés,
les syndicats de Fiat au nom du réalisme et de la défense de l’emploi, ont
acceptés ce marché de dupes proposé par le PDG le mieux payé d’Italie . En
2009, S. Marchionne n’a perçu que 4,78 millions d’euros mais en 2011 il
pourra toucher une partie de ses stock-options soit 200 millions. Résidant en
Suisse il fera une économie supplémentaire de 25 millions sur ses
impôts. Ils payeront pour
l’expansion de Fiat à l’international. Après avoir repris pour
rien 20% du capital de Chrysler, Fiat envisage de monter à 50% du capital.
Elle à décidée aussi d‘investir 4,5 milliards d’euros en quatre ans au
Brésil. Sans compter les acquisitions Dans les pays d’Europe à bas coût de
salaire comme la Pologne. Tout cela payé par la
surexploitation des travailleurs italiens et partout dans le monde. En France, le Medef. propose que les «
partenaires sociaux » déterminent ensemble la durée légale du
travail optimum par branches ou entreprises. Pour finir de liquider la durée
du travail hebdomadaire, en parfait accord avec la droite et le PS.
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