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N°179
Semaine du 03 au 09
janvier 2011 La Valse des 35 heures ! Depuis quelques jours, le
monde politicien, les médias bruissent de la question du « déverrouillage » des 35 heures
préconisé par le dirigeant socialiste Manuel Valls. Cette campagne est puissamment orchestrée et
laisse à penser que derrière ce « déverrouillage » il y aurait
comme la ligne de partage entre la gauche et la droite. Regardons-y de plus
près. La loi sur les 35 heures qui n’a pas été qu’une réduction du temps de travail
a donné lieu à un accroissement de la flexibilité. Beaucoup de patrons y ont
trouvé le moyen d’avoir des salariés plus disponibles grâce à l’annualisation
du temps de travail et cela sans avoir à payer d’heures supplémentaires
lorsque les charges de travail augmentent et ils ont bénéficiés d’allègements
de cotisations. En plus, la loi du 20 Août 2008 permet aux entreprises de
revenir sur les 35 heures dans le cadre d’un accord collectif sur le temps de
travail. Cerise sur le gâteau, l’exonération des heures supplémentaires
permet maintenant à un coût réduit l’utilisation modulée du temps de travail
à la guise du patron. Le patronat d’ailleurs ne se plaint guère de cette
situation. En 2009 sur 5800 accords d’entreprises, il n’y a pratiquement pas
eu de remise en cause des 35 heures. Alors, pourquoi tout ce bruit ? La réponse est à
chercher dans les motivations qui accompagnent les déclarations sur les 35
heures. Ces déclarations soulignent avec un charmant ensemble que face à la
concurrence mondiale, il faut être compétitif. En clair, les revendications
des salariés sont l’adversaire de la compétitivité (capitaliste s’entend).
Enfermer dans le débat sur le temps de travail à la seule question du pour ou
contre les 35 heures, revient à organiser sur le dos des salariés une fausse
querelle pendant que le patronat et
le pouvoir s’attaquent a tous les acquis sociaux. L’alternance gauche
droite sans risque pour le capital a besoin que des repères soient agités et
d’autant plus agités qu’ils sont vidés de leur contenu. Rappelons-nous les retraites, nous avons eu droit au
même cirque. Retraite à 60 ans disaient PS, CFDT et leurs alliés, mais dans
le même temps, tous disaient qu’il fallait faire une réforme des retraites,
qu’il fallait travailler plus longtemps puisqu’on vit plus
longtemps, augmenter la durée de cotisation (PS et CFDT ont d’ailleurs
approuvé l’allongement de cotisation décidée en 2003), augmenter le montant
des cotisations, transformer la retraite par répartition en retraite par
point. Décidément, cette
alternance gauche droite qui se prépare est bien un piège majeur pour les
salariés et le Peuple. La seule voie est celle de la lutte contre le capital
et ses serviteurs politiques.
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