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N°18
Semaine du 25 juin au 01 juillet 2007 Nouvelle accélération de la vague de
fusion En 2007 en France et dans le monde 2006 : 3.800 milliards de dollars dépensés -
+38% par rapport à 2005 2007 : depuis janvier : 2.510
milliards de dollars (1.866,5 milliards d’euros) soit une augmentation de
53% par rapport à la même période de 2006. Longtemps devancée par les Etats-Unis, l’Europe
réduit l’écart. Pour la première fois la valeur des transactions annoncées au
1er semestre 2007 est en Europe de 1.019 milliards de dollars, +
73% sur 2006. Elle est presque égale à celle du marché américain, 1.025
milliards de dollars + 45%. Cinq pays affichent un solde positif
en matière de fusions et d’acquisitions : Les Etats-Unis, la
Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Espagne. Les profits se portent bien Pour les économistes, ce record d’activité
témoigne de la bonne santé des entreprises qui n’ont jamais eu autant
d’argent à investir (voir entre autres notre article du 4-01-2007). La vague de fusions pour la course
aux profits sacrifie l’investissement utile Plutôt que d’investir dans l’appareil
productif les grands groupes dépensent des milliards pour fusionner, acheter,
spéculer pour être les plus forts dans la course aux marchés, dans la
concurrence capitaliste mondiale. Ils sacrifient l’investissement et
l’emploi. Témoin la mainmise des fonds d’investissements sur les opérations
de fusions acquisitions, le journal « Les Echos » souligne que déjà
en 2006, les grandes opérations ont été conduites par Blackstone, Bain et
Appollo, tous des fonds d’investissements. L’économiste Elie Cohen parle d’une
période nouvelle porteuse de risques. Il s’alarme de voir de plus en plus de
fonds qu’il qualifie « d’hybrides et d’opaques, partir à l’assaut de
grandes entreprises, sans projet industriel mais dans le seul but de les
rentabiliser… » Citant les exemples d’Atos, d’ABN et de Amro, M.
Cohen voit dans ces raids « une forme de déstabilisation d’entreprise
totalement stérile ». C’est ça le capitalisme. Preuve de plus que l’argent, existe
pour investir utilement en France, créer des centaines de milliers d’emplois,
faire une grande politique de développement économique et sociale. Pas d’autre moyen pour l’imposer que
la lutte anticapitaliste. http://www.sitecommunistes.org |