---

 

 

 

 

COMMUNISTES

 

Hebdo

 

---

 

 

 

Retour ACCUEIL

 

 

 

 

 

N°18 Semaine du 25 juin au 01 juillet 2007

Des socialistes heureux

Entre ceux qui sont contents d’être devenus ministres et ceux qui sont contents de sa politique européenne, Sarkozy ne fait que des socialistes heureux. Un qui le fait savoir (Libération du 25 juin) c’est Jack Lang. Dans une déclaration enflammée, Lang, un de ceux qui il y a un mois proclamait « TSS » (tout sauf Sarkozy) se réjouit de voir que l’action du président a débouché sur le traité de Bruxelles la semaine dernière. « On va sortir l’Europe de l’enlisement dans lequel elle était enlisée depuis 3 ans ». Ces 3 ans ou 2 ?

 Le référendum qui amena les Français et les Néerlandais à repousser la constitution s’est déroulé en mai 2005 c'est-à-dire il y a 2 ans ! Lang, qui gomme ainsi la voix des peuples, fait le choix de Sarkozy contre celui des 55% de Français qui ont dit NON. Il proclame que ce traité « est très franchement à porter au crédit de Sarkozy, il a été un bon ouvrier de la relance européenne » et il poursuit « c’est un excellent travail, il ne faut ni mégoter ni chipoter ». S’en suit un long plaidoyer pour l’avenir européen. Un vrai bonheur qui nous attend ! Et quand le journaliste de Libération veut tempérer cette admiration sarkozienne en demandant à Lang si le président « n’en fait pas trop dans sa propre gloire » nenni, Lang trouve « que c’est du beau boulot et que franchement nous (le PS) n’aurions pas mieux fait ».

 Tout est dit. Tous dans le même camp, car avec ça le capital n’avait effectivement rien à craindre de l’élection présidentielle, Royal ou Sarkozy, les arrières étaient assurés. Et ce ne sont pas les alliés de l’un ou l’autre qui troublent le jeu : PCF, VERTS, LCR etc… d’un côté, Bayrou au milieu ou Le Pen d’un autre, pour tous l’Europe est une nécessité ou une réalité dont il faut s’accommoder.

 En bon socialiste, Lang et ses camarades, européens convaincus, sont des bons serviteurs du capital. Même si cette Europe voulue par le capital pour ses seuls intérêts s’attaque aux populations et lamine tout : pouvoir d’achat, santé, emploi, culture, éducation. Et ce n’est pas une vue de l’esprit mais déjà un bilan concret qui nous entraîne vers un recul de société.

 Quant à la démocratie qui passe par la décision souveraine des peuples, tout ce beau monde n’en a que faire. Le rejet par les Français du projet de constitution européenne le 29 mai 2005 n’est pour eux qu’un mauvais souvenir qu’il faut effacer au plus vite de la mémoire collective.

 Vraiment c’est encore plus forts et plus nombreux que nous allons devoir leur imposer nos volontés.

  Envoyer cet article à un(e) ami(e)

Haut de page

 

http://www.sitecommunistes.org