|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°190
Semaine du 04 au 10 avril 2011 Sortir du nucléaire ou du capitalisme? Les dramatiques
évènements du Japon suscitent notre colère. Les silences et les mensonges du
gouvernement japonais et de la compagnie Tepco (Tokio Electric Power Company)
gestionnaire privé de la centrale de Fukushima sont criminels et
inadmissibles. Pour "Sécuriser
les profits"
cette dernière a économisé sur la maintenance et la sécurité!
Maintenant, la vérité se fait jour. Les installations nucléaires ont été
touchées par le tremblement de terre et le tsunami qui l’a suivi, mais ce qui
a mis en péril les installations, c’est le choix économique du tout profit
par Tepco, cette société privée dont le seul phare est le profit maximum. Comme un vol de
gerfauts, les anti-nucléaires et les ramasseurs de voix y vont de leur
couplet sur la sortie indispensable du nucléaire. Remarquons au passage que
les mêmes ne disent pas un mot sur le nucléaire militaire. Il y a pourtant
dans le monde 20.000 vecteurs nucléaires prêts à tuer des millions de gens et
les puissances nucléaires ont proliféré au cours des dernières décennies. On
y compte en plus des USA, Grande-Bretagne, France et Russie la Chine, l’Inde,
Israël et le Pakistan. C’est dire si le nucléaire militaire représente un
vrai danger potentiel dont il convient de se prémunir en l’éradiquant de la
panoplie des armements ! Sortir du nucléaire,
alors que cette technique est potentiellement sure et permettra d’assurer des
approvisionnements stables à de nombreux pays en quête d’énergie pour assurer
leur développement, c’est se prononcer pour le maintien d’un Monde à deux
vitesses, celui de l’impérialisme et celui des dominés. Sans le nucléaire,
les pays émergents ont et auront recours plus largement aux énergies fossiles
gâchant ainsi leur utilisation au détriment de leur valeur comme matières
premières pour la métallurgie et la chimie. Certes le développement de toutes
les sources d’énergies doit être utilisé, encore faut-il le faire en tenant
compte dans le bilan énergétique et environnemental de tous les paramètres.
Prenons un exemple : une voiture électrique ne produit pas de CO2 pour
rouler, mais comment produit-on l’électricité qui en amont lui permet de
fonctionner ? La consommation d’énergie augmente en moyenne de 2% par an
dans le Monde, au mieux les énergies alternatives vont occuper 14% de la
capacité productive d’énergie à l’horizon 2035. Ces valeurs nous font mesurer
les besoins réels qui sont en face de nous. Exclure le nucléaire, c’est
refuser de répondre aux besoins des populations. Alors, c’est vrai une
question fondamentale se pose : peut-on abandonner aux firmes privées et
à la spéculation financière la conception, la gestion et la programmation
d’une politique énergétique dont la constante de temps est de l’ordre du 1⁄2
siècle ? Notre réponse est non. Il faut nationaliser totalement
le secteur énergétique du combustible jusqu’au recyclage des sous-produits. Cette
responsabilité de la nation doit être sous contrôle démocratique et mise en
œuvre par des personnels qualifiés et jouissant d’un statut. Cela signifie
aussi l’interdiction de la sous-traitance. Dans l’immédiat,
« Communistes » se bat pour la renationalisation complète de
GDF-Suez, la non privatisation d’EDF et la nationalisation de Véolia. La
privatisation du secteur énergétique, le marché concurrentiel de
l’électricité avec la loi NOME, sont à la fois
responsables des hausses de tarifs (il faut rémunérer les actionnaires
parasites) et de l’insécurité pour les salariés et les populations. . Lire,
enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF (2 pages) .
|