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N°190
Semaine du 04 au 10 avril 2011 Sarkozy
–PS, deux variantes au service d’une même politique Le
programme du PS, un de plus au service du capital En France
80% des revenus du capital échappent à l’impôt sur le revenu. Le coût
global des fameuses niches fiscales a été de 75 milliards en 2010. La même
année les entreprises du CAC 40 ont distribué 40 milliards d’euros à leurs
actionnaires. Il ne s’agit là que d’une petite partie des profits
capitalistes. C’est
donc d’abord là qu’il faut frapper et frapper fort. Comme
prévu ce n’est pas dans cette direction que s’est orienté le Parti socialiste qui vient – enfin !-
de rendre public le programme qu’il présentera à la présidentielle de 2012.
Tout est programmé pour que ce soit le peuple, une fois de plus, qui paie les
pots cassés. Alors qu’un quart des salariés soit plus de 6 millions de
travailleurs perçoivent moins de 750 euros par mois on ne trouve pas un mot
sur la nécessité d’augmenter immédiatement les salaires et retraites. Tout juste si l’on
demande aux entreprises de bien vouloir conclure des accords de « revalorisation
du travail »… à partir de 2013 mais rien n’est obligatoire. « Les
Français le savent, des efforts seront demandés pour rétablir la situation »
souligne le texte. Quels efforts, à quels Français ? Aux grands groupes
détenteurs du capital, il est
demandé d’accroître leurs profits pour, parait-il, relancer l’économie. On connaît les résultats. Ce
programme est entièrement basé sur le fameux pacte européen « pour la
compétitivité » et le traité de Lisbonne dont le maître mot est la réduction
par tous les moyens du coût du travail dans tous les pays européens. C’st
ainsi que le PS propose un grand emprunt européen pour financer… l’innovation !
Il prévoit aussi de réduire le fameux « déficit » de la Sécurité
sociale mais ce n’est pas le patronat qui paiera. Alors qui ? Pas
question de revenir sur les privatisations, celles de l’EDF, la SNCF, la
Poste entre autres, n’est même pas évoquée. Pas question non plus d’annuler
la réforme des retraites imposée par Sarkozy à l’automne dernier. En plus de
l’allongement de la durée des cotisations qui sera maintenue, une nouvelle
hausse des cotisations est prévue. L’impôt
sur le revenu progressif représente
seulement 25% des rentrées fiscales et, on l’a vu plus haut, 80% des revenus
du capital y échappent. La TVA, elle, représente 59,3% des recettes pour
2011. Que propose le projet socialiste ? L’impôt sur le revenu
serait fusionné avec la CGS et prélevé à la source, c'est-à-dire chaque mois
sur la feuille de paie ou la retraite. Pas question bien entendu, de diminuer
le taux de la TVA ni de récupérer les 80% de revenus du capital qui échappent
à l’impôt. Dans ce
programme la jeunesse est déclarée « grande cause nationale », rien
que ça. Qu’en est-il ? 150.000 emplois jeunes sur les 300.000 prévus
seraient créés pour les jeunes en 2012. Emplois précaires en CDD d’un an,
renouvelables 5 fois. Leur salaire, égal au SMIC, sera financé par l’Etat à 75%, le quart restant étant
payé par l’employeur. Comme main d’œuvre bon marché il est difficile de faire
mieux. Est-ce de cette façon qu’on résoudra ce problème lancinant d’un jeune
sur trois à la recherche d’un emploi ? D.
Strauss-Kahn depuis Washington, a fait savoir qu’il était d’accord avec ce
projet.
L’approbation chaleureuse de ce dirigeant éminent du capitalisme
international, confirme, s’il en était besoin, qu’il s’agit d’un programme
capitaliste de plus. . Lire,
enregistrer et/ou imprimer ce texte au format PDF (2 pages) .
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