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N°196
Semaine du 16 au 22 mai 2011 1940-1944 : LA TRAHISON DU PATRONAT FRANÇAIS Les petits-enfants osent
réclamer que leur grand père Louis RENAULT, PDG de l’entreprise,
collaborateur notoire des occupants nazis de notre pays, soit réhabilité. Ils
ont déposé devant le tribunal de grande instance de Paris, une assignation
destinée à obtenir l’indemnisation du préjudice matériel et moral causé par
la nationalisation de l’entreprise Renault prononcée à la Libération. Ils
avaient déjà obtenu en 2010 qu’une photo d’époque installée dans le musée d’Oradour-sur-Glane,
représentant L. Renault serrant la main de Hitler au salon de l’auto de
Berlin en 1938 soit retirée. C’est une entreprise de plus pour blanchir l’ensemble
du capitalisme français de sa collaboration avec les nazis. Un bref
rappel historique : Plutôt
Hitler que le Front Populaire. Dès
juillet 1936 le capitalisme français qui ne supporte pas les augmentations de
salaires et les conquêtes
sociales gagnées par les grèves avec occupation des usines (une atteinte
insupportable pour la propriété privée des moyens de productions) se lance
dans une vaste campagne pour prendre sa revanche. « Plutôt Hitler que le
Front Populaire » sera le
mot d’ordre du grand patronat et
des politiciens à sa solde. L’appareil de production tombe
intact aux mains des nazis. Avec la défaite
de mai juin 1940 l’ensemble de l’appareil de production tombe intact dans les
mains des nazis et aussitôt utilisé pour la machine de guerre de Hitler.
Toutes les entreprises y participent. Elles engrangent d’énormes bénéfices. Le
peuple lui souffre de la faim, du froid, de la terreur que les occupants font
régner avec la complicité du gouvernement de Vichy où se retrouve toute la
fine fleur du patronat. Les
sabotages dans les usines, les grèves telles celles des mineurs du Nord- Pas
de Calais qui fait perdre en mai 1941 plus de 100.000 tonnes de charbon à l’occupant,
toutes ces actions sont à mettre à l’actif des travailleurs de notre pays. Renault
à la pointe de la collaboration. Dès
juillet 1940 Renault signe un accord pour travailler avec les nazis. Il met
ses usines à leur service, assure la réparation des chars, la production de
camions. Cela jusqu’en 1944 à quelques semaines de la Libération où la
production est arrêtée non par décision de Renault mais par manque de matières
premières nécessaires. La
nationalisation sans indemnité est la sanction logique de cette attitude.
Sous la pression des capitalistes et des forces politiques qui les
soutenaient cette sanction fut la seule alors qu’elle aurait dû s’étendre à l’ensemble
des entreprises comme le demandait le Conseil National de la Résistance. Les
petits-enfants de Renault ont trouvé un relais de poids à leur opération.
Antenne 2 entre autres, leur a donné la parole pour défendre leurs exigences.
Une opération de plus pour dédouaner le capitalisme français, pour faire
oublier sa collaboration avec les nazis. .
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