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N°198
Semaine du 30
mai au 05 juin 2011 Un
projet réactionnaire : celui du PS sur l’enseignement supérieur et
la recherche La lecture du projet du PS laisse pantois. Alors que ces dernières
années sont caractérisées par des mesures gouvernementales de haute portée
dans le but d’adapter l’enseignement supérieur et la recherche aux nouvelles
exigences du capital, aux exigences du profit maximal (pudiquement appelé
compétitivité des entreprises) - Marx parlait déjà d’intégration de la
science au capital -, on ne décèle dans le texte, aucune remise en cause de
la LRU (Loi de Responsabilité des Universités), de l’ANR (Agence Nationale de
la Recherche), des PRES (Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur),
Idex (Initiative d’excellence), Labex (Laboratoire d’excellence) etc……,
aucune allusion à la précarisation et à la prolétarisation des personnels,
aucune allusion au démantèlement du CNRS et de l’INSERM, à la dérégulation et
aux privatisations de pans entiers de la recherche et de l’enseignement
supérieur public. Rien n’est dit sur le caractère national des diplômes. On
se satisfait de la possibilité donnée au privé de délivrer masters et
doctorats ! Au contraire, le texte s’inscrit dans les politiques
décidées aux sommets européens de Bologne et de Lisbonne d’ailleurs voulues
par les socialistes. D’entrée on affirme que l’intérêt du développement des
connaissances est uniquement dans les applications, dans
« l’innovation » comme disent aussi nos gouvernants justifiant
ainsi l’orientation générale de
la politique d’enseignement et de recherche décidées par les représentants du
capital. On comprend qu’aucune allusion ne soit faite à la dévalorisation des
savoirs autres que ceux qui satisfont aux exigences des marchés. Les critiques formulées d’emblée à la politique du
pouvoir consistent à qualifier « d’erratiques » !! les mesures
gouvernementales, à regretter qu’elles ne soient pas « concertées »
et à déplorer (à juste titre) l’insuffisance du budget de la recherche et de
la dépense par étudiants. Si on déplore la régression de l’accès des jeunes
des classes populaires, c’est pour reprendre le mot d’ordre
réactionnaire : « favoriser l’égalité des
chances » ! (quid de l’égalité des droits ?). Par contre, on
ne néglige pas de rappeler qu’il faut être de plus en plus sous l’aile de
« l’Europe » ; le lien principal devant être assuré par les
régions ! On est donc loin de proposer de reconstruire un grand
service national, démocratisé de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Valérie Pécresse ne s’y est pas trompée qui vient de féliciter
publiquement le PS, au Parlement, pour sa conception de l’autonomie des
Universités. Ne cherchez plus, toutes les orientations imposées par
le grand capital sont présentes dans le projet du PS. Bien sûr, il faut, en même temps se distinguer un peu de
la politique du pouvoir. C’est le rôle de quelques phrases creuses du
genre : « il faut une grande ambition pour la recherche et
l’enseignement supérieur » et de quelques mesures destinées à améliorer
la condition étudiante ou le budget de la recherche, mais qui seront vite
oubliées. On le voit, le PS persiste et signe. C’est seulement en
combattant cette politique commune aux forces qui gèrent les intérêts du grand
capital que l’on peut espérer avancer. . Lire,
enregistrer et/ou imprimer ce document au format PDF (2 pages) . 
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