|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
COMMUNISTES |
|
|
|
|
Hebdo |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
N°1.
Semaine du 12 au 18 février 2007 12 février sur TF1 : Après SARKO, LE PEN Le concept de l’émission se devait d’être
identique à la première. Les 100 Français présents n’ont pas eu besoin de
round d’observation. D’entrée dans les questions, si nous pouvons dire, c’est
l’immigration et le racisme qui étaient ciblés. Du pain béni pour Le Pen qui
était interrogé en premier. Dommage
que cela n’ait pas permis de le questionner sur son programme économique,
mais cela était peut-être prévu, imaginez qu’on l’identifie comme un
représentant zélé du capital. Ça c’est méchant… Toujours
est-il, que nous connaissons assez bien sa carrière militaire au sein, excusez
nous du peu, de la légion étrangère. Ce qui lui a permis de côtoyer des
étrangers de toutes nationalités qui combattaient « pour la
France », fermez le ban... La
question d’une participante qui reprenait une de ses déclarations l’a un peu
embarrassé. «Si je suis élu mon premier voyage à l’étranger, je le
ferai dans une cité… ». C’était, parait-il une boutade. On a les
boutades qu’on mérite. Rassurez-vous,
il reste fidèle à ses principes. Tout ce qui ne va pas dans ce pays dit-il,
c’est à cause des 300 à 400 000 immigrés qui arrivent en France chaque
année. Un peu simple non ? Le capitalisme n’y serait donc pour
rien ? Sur
la fiscalité et la dette publique, le gestionnaire du capital réapparaît. Si
l’on emprunte pour des investissements rentables, pas de problème, dit-il,
mais si cela doit être englouti dans la gestion courante, alors là, non, la
dette devient un vrai problème. L’environnement
est pour lui un sujet passionnant, c’est d’ailleurs un concept de droite à
l’origine. Craignant le pire, PPDA l’interrompt. D’autres questions
importantes doivent également être traitées, celle de madame sur la
culture… Lui
ne sort pas son révolver, mais c’est clair, cela ne devrait pas dépendre de
l’Etat. C’est à la société et aux mécènes de s’en préoccuper. Non mais… Marie
Georges Buffet est la seconde intervenante. Sa
prestation nous fait penser au livre de Françoise Sagan « Bonjour
tristesse ». Il est vrai que rester dans un schéma qui n’affole
personne, sans jamais traiter le problème de fond, ne pas mettre en cause le
capital et sa gestion financière, conduit à ce type d’impasse. La
pauvreté ? « Vous avez raison, il faut redistribuer l’argent
autrement… Il faut reconnaître le travail et augmenter les salaires ». La
sécurité sociale, les retraites ? « il faut taxer les flux
financiers et trouver de nouvelles ressources pour la sécurité sociale » Comment
gagner sa vie en faisant 35 heures ? « Il faut revoir les questions
de formation, assurer un véritable parcours professionnel sécurisé et non un
contrat de travail lié directement à l’entreprise…. ». Et
cela continue sur la question des régimes spéciaux « Il faut regarder
les retraites dans leur ensemble et trouver des financements ». C’est la
reconnaissance implicite que nos systèmes de retraites ne peuvent continuer
en l’état. Que des remises en cause sont nécessaires ? Au nom de
l’équité peut être ? Ce
qui suit est révélateur. Une personne lui pose la question suivante :
Si Madame Royal gagne et vous demande d’être son ministre de la
cohésion sociale, quelles seront vos 3 ou 4 priorités ? Réponse :
Si elle me le demandait, mes priorités porteraient sur les questions de la
formation, de la sécurité sociale et son financement, du logement et de
l’éducation nationale». Ainsi Mme Buffet, le PCF, vous en tête, repartirait
pour un tour avec le PS si on le lui demandait ? Bravo ! Puis
De Villiers prend le relais. Affligeant dès la première question. «
Ce qui me différencie de M. Le Pen ? Lui conteste depuis 50 ans, moi je
réalise et je gère depuis 15 ans. Regardez l’essor de la Vendée
aujourd’hui et vous serez édifié… ». La
police ? « Elle doit recevoir des consignes pour une plus grande
fermeté dans les cités difficiles ». En
réponse à une question sur le SMIC à 1500 euros : « Pour le SMIC
comme pour le temps de travail, l’Etat ne doit pas intervenir. Il faut
libérer le travail de l’intérieur, c’est aux salariés de décider de ce qu’ils
veulent gagner » Ca nous rappelle quelque chose, non ? Il
défend aussi la production viticole, ouf la Vendée est sauvée. Il
est 22 heures 50, Besancenot prend le relais. La
première question traite de l’Europe et du plan B préconisé par certains. Il
résume cela rapidement « Pas de plan B, il faut construire une autre
Europe, y compris avec un service public européen ». C’est
ennuyeux, de la phraséologie qui se veut révolutionnaire, mais sans
proposition concrète. Ah, si, il en a une ! Après avoir parlé de la
délinquance : « Il y en aura toujours, tant qu’il y aura 50 % de
chômeurs dans une cité et que pour les autres, c’est le SMIC ou le
RMI », il formule sa proposition : « augmentation de
300 euros pour tous les revenus, travail, retraite ou indemnités, cela
permettrait de revenir à ce qui existait en France, il y a 30 ans ». PPDA
lui pose une question qui concerne les personnes âgées. « Je suis pour
la création d’un service public du 4ème âge » répond
Besancenot. Pour
finir il lance un appel en faveur des salariés des stylos Reynols qui
vont être délocalisés en Chine. Triste
émission où l’on navigue à l’intérieur du régime capitaliste. Les uns en sont
les tenants déclarés. Quant aux autres, rien à l’horizon qui nous permette
d’en sortir. Ce
n’est pas un scoop, nous le savions et c’est bien une des raisons qui nous a
conduit à créer COMMUNISTES en 2002. Refusant la fatalité, nous aurons
partout où cela sera possible des candidats aux prochaines législatives, pour
montrer que l’on peut faire autrement et que l’argent existe pour cela. Reste
à le prendre là ou il est réellement !
http://www.sitecommunistes.org |