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N°200 Semaine
du 13 au 19 juin 2011 SPECIAL PSA : 6.000 emplois menacés L a note intérieure de
PSA rendue publique par la CGT du groupe a fait l'effet d'une
"bombe" dans le paysage politique français. Eric
Besson, grand serviteur du capital, Ministre de l'industrie, a été le premier
à voler au secours des dirigeants de PSA en affirmant que les 6.000
suppressions d'emplois prévues n'étaient pas d'actualité. Et pour cause! Les décisions de fermeture des sites d'Aulnay et de
Sevelnord devaient être annoncées au deuxième semestre 2012, après les élections,
présidentielle et législatives. Capital
et pouvoir s'entendent comme larrons en foire pour méditer leurs sales coups:
6 milliards d'euros de prêt ont été accordés à Renault et Peugeot pendant la
"crise" en 2008, 2 milliards pour leurs filiales bancaires, sans
oublier le coût de la "prime à la casse" pour garantir les profits
de l'industrie automobile. Voilà le
bilan d'une belle collaboration. Le
silence du PS (pas étonnant). Le
PCF parle en général d'interdire
les licenciements mais évite
avec soin de poser la question de qui détient la propriété des moyens de
production. Tous sont d'accord
pour poursuivre cette politique qui organise le recul industriel de notre pays et met les
salariés au chômage. Quand aux
syndicats, ils proposent de construire l'unité pour faire face aux prévisions
de fermetures, autant dire que
les patrons de l'industrie automobile ont les mains libres. Philippe
Varin, PDG de Peugeot, déclare dans le journal "Le Parisien": Notre
responsabilité est de réfléchir à tous les scénarios possibles" N'est-ce
pas ce qu'ils ont fait dans cette note interne? Fermer 3 sites de production, supprimer 6.000 emplois,
n'est-ce pas le scénario qu'ils ont envisagé? Rien
qu'en Franche Comté, ce sont 800 emplois qui vont disparaître dans
l'automobile, 600 à Sochaux dans le Doubs avec la délocalisation de la
fabrication des amortisseurs et 200 à Saint-Claude dans le Jura pour les mêmes
motifs de baisse du "coût du travail" pour plus de profits. Les scénarios
sont donc connus, il s'agit aujourd'hui d'organiser la lutte, comme les
salariés de Saint-Claude qui ont occupé leur entreprise pour contraindre l'équipementier
automobile à annuler son plan. Confisquer
l'outil de production au capital, en finir avec ce système, c'est la seule
perspective pour préserver et développer l'industrie nationale. Depuis
des années PSA casse l'emploi *Au total
20.000 emplois supprimés dont 3.000 à Aulnay. Dans le même
temps il investi massivement dans les pays à bas salaires, en République Tchèque
pour ses petits modèles qui sont réimportés pour être vendus en France et
surtout en Chine où il va ouvrir une troisième usine, tandis que sa filiale
Faurécia va en construire 5 nouvelles ce qui porte le total à 25. Au troisième
trimestre 2010 la fabrication des Peugeot en France a déjà baissé de 7% sur 2009 tandis qu'elle
augmentait de 8,1% dans ses usines étrangères. La
fermeture des sites PSA entraînerait des conséquences considérables chez les sous-traitants, avec des dizaines
de milliers d'emplois menacés. *La
fermeture d'Aulnay offre de plus la possibilité d'une juteuse opération
immobilière d'un montant minimum estimé l'an dernier par la direction à 300
millions d'euros. *Peugeot
a réalisé en 2010 un profit de 1, 134 milliard d'euros et il a en caisse
une trésorerie de 10,524 milliards. "La
compétitivité de l'industrie automobile devrait être une cause nationale. Et
pour cela il faut accepter qu'elle respire. Autrement dit qu'on puisse
rationaliser sa production. L'avenir
industriel de notre pays n'est pas plus gravé dans les murs d'Aulnay que dans
les usines Panhard ou sur le quai de javel". .
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PDF (2 pages) .
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