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N°202 Semaine
du 27 juin au 03 juillet 2011 Grèce, Europe : le traitement de choc pour liquider les
acquis sociaux Connaissez-vous les "PIG"?
Il s'agit d'un terme employé dans les coulisses de la finance pour évoquer le "problème"
Portugal-Irlande-Grèce. Dans ce milieu, on se "lâche" entre initiés
avec une rare arrogance de classe, une arrogance soigneusement cachée dans
les communiqués et les discours publics. Ce petit monde parie sur une « victoire
de l'Europe » qui impliquerait la suppression de tous les services publics et
l'ouverture à la concurrence de ce qu’il reste d’activités encore sous le
contrôle public et représente de juteuses perspectives de profits. Pendant ce
temps, les populations appauvries devront rembourser un endettement
faramineux qui n'est pas de leur fait. Les financiers se frottent les mains
car, après la Grèce, le Portugal et l'Irlande - c'est-à-dire une fois gagnée
cette bataille - c'est dans toute l'Europe que Bruxelles et les États de l’Europe
pourront programmer la disparition définitive de ce qu’ils avaient dû concéder
après-guerre dans un rapport de force favorable aux forces révolutionnaires
et à l’existence de l’URSS, et que l’on appelle « l'Etat-Providence ».
Ceci n'empêche nullement un certain nombre de commentateurs "bien informés",
comme récemment M. J-M Apathie, d'estimer dans une récente émission que les
manifestations d'Athènes traduisaient un malentendu. L'Europe chercherait
seulement à "aider" les Grecs et personne ne veut leur imposer quoi
que ce soit. Le même
jour et dans une autre émission, des journalistes plus consciencieux
trouvaient des témoignages éloquents (un fonctionnaire de l'ONU, le président
de la COB, Commission de contrôle des opérations de Bourse) pour dénoncer la
prochaine bulle financière en préparation. En raison de la spéculation sur
les produits alimentaires de base, les cours ont augmenté de 30 à 75%,
enrichissant d'énormes conglomérats financiers et programmant le retour des
famines dans le monde. Heureusement, l'ONU s'en alarme et un "sommet de
G20" va en parler. Dormez sur vos deux oreilles, braves gens, vos
dirigeants veillent... Ainsi, en
très peu d'années, les fameux "capitaux flottants" de la finance
mondialisée ont réussi un superbe hold-up en faisant renflouer les Banques
par les Etats, après une crise des "subprimes" qu'ils avaient créée.
Ils ont ensuite pris les Etats qui les avaient sauvés en otages (et certains à
la gorge) grâce au mécanisme de la dette que le "consensus de
Washington" avait peaufiné
dans les années 90, en Afrique et en Amérique latine. Voilà maintenant
l'heure de vérité. Le capital prédateur ne veut plus de système de protection
sociale, il a besoin d'instabilité, de misères voire de famines. Toutes
les mesures que le FMI, la banque centrale européenne et l’Europe imposent en
Grèce avec la complicité active des forces politiques de la droite et de la
social-démocratie européenne
sont destinées à créer les conditions d’un affrontement avec les travailleurs
et leurs organisations de lutte. De cette confrontation, dont ils pensent
sortir vainqueurs, le capital et ses valets politiques entendent tirer un
avantage décisif pour appliquer leur loi d’airain et entamer une diminution
sans précédent du prix de la force de travail en Europe, comme de se prémunir
de toute velléité de révolte voire de révolution en restreignant les libertés
publiques. Pourtant face aux attaques que subissent les peuples, l’esprit de
combat n’est pas anéanti. La lutte de classe se développe comme en témoignent
les manifestations massives de plus en plus fréquentes qui se déroulent en
Europe. Hier et avant-hier en Grèce contre le nouveau plan d’austérité, hier
encore en Angleterre où des dizaines de milliers de salariés sont descendus
dans la rue pour protester contre l’allongement de l’age de départ en
retraite, au Portugal, en Irlande, en Espagne, en Italie où le gouvernement
entend faire 45 Milliards d’économies sur le dos des salariés. La nouvelle
Europe n’est pas à l’écart de ces mouvements avec des manifestations
puissantes en Pologne, en Roumanie en Hongrie. Dans
cette situation, le choix est simple : accompagner la politique du
capital ou la combattre en créant les conditions de la convergence de ces
luttes anticapitalistes et en leur donnant un sens politique. C’est ce à quoi
est engagé notre parti « Communistes ». .
Lire, enregistrer et/ou imprimer ce texte au format
PDF (2 pages) .
http://www.sitecommunistes.org |
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