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Hebdo |
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N°207 Semaine
du 01 au 07 août 2011 USA : Nouvelle manifestation de la
crise avant une nouvelle tempête Après
un feuilleton, jouant sur la dramatisation (pour mieux faire accepter les
mesures), les représentants du capital américain se sont mis d’accord pour
faire accepter par le Sénat et la chambre des représentants un plan
d’austérité pour le peuple américain. Le Président Obama qui a été très actif
dans ce processus s’est félicité de l’accord obtenu. Ce plan prévoit de relever le déficit public autorisé de
14.300 à 16.400 milliards de dollars (100% du PIB américain) en
« échange » de coupes budgétaires de 2.500 milliards de dollars,
coupes qui affecteront en premier lieu les dépenses sociales. Comme le
promettent les uns et les autres, il ne s’agit que d’un début ! Pourtant
déjà les coupes dans les budgets sociaux sont énormes et les États les
imposent en licenciant des fonctionnaires, en diminuant leurs salaires, en démolissant
ce qu’il reste du secteur public et en coupant dans les aides sociales. Dans
le même temps des États s’en prennent aux droits syndicaux, en particulier au
droit de négociation, comme c’est le cas dans le Wisconsin. Certes, la mesure
d’augmenter le déficit autorisé pour l’État écarte de manière technique le risque
d’un défaut de paiement des USA. Cependant sur le fond elle ne règle aucun
des problèmes structuraux de l’économie américaine et par voie de conséquence
de l’économie mondiale. Au contraire, après avoir injecté en 2008 des
centaines de milliards dans les circuit spéculatifs, de nouvelles
perspectives sont ouvertes à cette même spéculation sur fond de politiques
d’austérité renforcée pour les peuples. C’est si vrai que dans le numéro du 2
août du journal « les Echos », Michel Rocard s’inquiète en titrant
son article : « Une
nouvelle tempête approche sur les marchés financiers ». Si son
analyse est fondée, ses propositions s’arrêtent à celles classiques
d’une « moralisation » du capitalisme. La question est ainsi
posée : continuer le capitalisme ou le détruire en tant que système de
rapports sociaux basé sur l’exploitation du travail et d’accumulation du
capital. C’est bien la question politique qui est en jeu et c’est sur cette
question que nous devons agir. Ainsi quand l’éditorialiste du journal « l’Humanité »
crédite Obama d’un recul sous la pression des forces conservatrices, il
désigne une voie de sortie politique qui consiste en une action des forces
progressistes pour déplace l’équilibre à gauche. C’est le schéma choisit par
le front de gauche. Cette stratégie ne mène qu’à la réalisation des plans du
capital. Ce n’est pas la voie que nous avons choisie en construisant jour
après jour le parti révolutionnaire « Communistes » capable de
désigner clairement la politique de l’adversaire de classe : le grand
capital et en le combattant. . Lire, enregistrer et/ou
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